<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422</id><updated>2011-10-26T13:07:04.277-07:00</updated><title type='text'>le blog de l'honorable ammar jmenfoutiste</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>34</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6311609185502772035</id><published>2010-12-11T05:25:00.000-08:00</published><updated>2010-12-11T05:29:55.519-08:00</updated><title type='text'>Discours de Mario Vargas Llosa lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de littérature2010...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TQN8vIgRPbI/AAAAAAAAAGE/aE5IjFSQc-A/s1600/280px-Mario_Vargas_Llosa_%25282010%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 215px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TQN8vIgRPbI/AAAAAAAAAGE/aE5IjFSQc-A/s400/280px-Mario_Vargas_Llosa_%25282010%2529.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549416315029110194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Éloge de la lecture et de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai appris à lire à l’âge de cinq ans, dans la classe du frère Justiniano, au collège de La Salle à Cochabamba (Bolivie). C’est ce qui m’est arrivé de plus important dans la vie. Presque soixante-dix ans après je me rappelle nettement comment cette magie, celle de traduire en images les mots des livres, a enrichi mon existence, brisant les barrières de l’espace et du temps en me permettant de parcourir avec le capitaine Nemo dans son sous-marin vingt mille lieues sous les mers, de lutter aux côtés de d’Artagnan, d’Athos, de Porthos et d’Aramis contre les intrigues qui menaçaient la Reine au temps du retors Richelieu, ou de me traîner dans les entrailles de Paris, devenu Jean Valjean, portant sur son dos le corps inerte de Marius.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture transformait le rêve en vie et la vie en songe, en mettant à la portée du petit bonhomme que j’étais l’univers de la littérature. Ma mère me raconta que les premières choses que j’écrivais étaient les suites des histoires que je lisais, parce que j’étais triste qu’elles finissent, ou que je voulais en corriger la fin. Et c’est peut-être cela que j’ai fait toute ma vie sans le savoir : prolonger dans le temps, alors que je grandissais, mûrissais et vieillissais, les histoires qui avaient rempli mon enfance d’exaltation et d’aventures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais que ma mère fût ici, elle qui était toujours émue et pleurait en lisant les poèmes d’Amado Nervo et de Pablo Neruda ; et aussi mon grand-père Pedro, long nez et calvitie luisante, qui célébrait mes vers, et l’oncle Lucho qui m’encouragea tellement à m’investir corps et âme dans l’écriture, bien que la littérature, à cette époque et en ce lieu, eût si mal nourri ses adorateurs. Ma vie durant j’ai eu de ces gens à mes côtés qui m’aimaient et m’encourageaient, et me communiquaient leur foi quand je doutais. Grâce à eux, et sans doute, aussi, à mon obstination et un peu de chance, j’ai pu consacrer une bonne part de mon temps à cette passion, ce vice et cette merveille : écrire, créer une vie parallèle où nous réfugier contre l’adversité, et qui rend naturel l’extraordinaire, extraordinaire le naturel, dissipe le chaos, embellit la laideur, éternise l’instant et fait de la mort un spectacle passager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’était moins facile que d’écrire des histoires. En devenant mots, les projets se flétrissaient sur le papier, idées et images fléchissaient. Comment les ranimer ? Par bonheur, les maîtres étaient là pour qu’on apprenne d’eux et qu’on suive leur exemple. Flaubert m’a enseigné que le talent est une discipline tenace et une longue patience. Faulkner, que la forme – écriture et structure – est ce qui grandit ou appauvrit les sujets. Martorell, Cervantès, Dickens, Balzac, Tolstoï, Conrad, Thomas Mann, que le nombre et l’ambition sont aussi importants dans un roman que l’habileté stylistique et la stratégie narrative. Sartre, que les mots sont des actes et qu’un roman, une pièce de théâtre, un essai, engagés dans l’actualité et le meilleur choix, peuvent changer le cours de l’histoire. Camus et Orwell, qu’une littérature dépourvue de morale est inhumaine, et Malraux, que l’héroïsme et la poésie épique avaient leur place dans l’actualité autant qu’à l’époque des Argonautes, l’Iliade et l’Odyssée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je convoquais en ce discours tous les écrivains à qui je dois un peu ou beaucoup, leurs ombres nous plongeraient dans l’obscurité. Ils sont innombrables. Non seulement ils m’ont révélé les secrets du métier d’écrire, mais ils m’ont fait explorer les abîmes de l’humain, admirer ses prouesses et m’horrifier de ses égarements. Ils furent les amis les plus serviables, les animateurs de ma vocation, et j’ai découvert dans leurs livres que, même dans les pires circonstances, il reste de l’espoir et qu’il vaut la peine de vivre, ne serait-ce que parce que sans la vie nous ne pourrions lire ni imaginer des histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis demandé parfois si dans des pays comme le mien, qui compte si peu de lecteurs et tant de pauvres, d’analphabètes et d’injustices, et où la culture reste le privilège d’un tout petit nombre, écrire n’était pas un luxe solipsiste. Mais ces doutes n’ont jamais étouffé ma vocation, car j’ai toujours continué à écrire, même dans ces périodes où les travaux alimentaires absorbaient presque tout mon temps. Je crois avoir agi sagement car, si pour que la littérature fleurisse dans une société il avait fallu d’abord accéder à la haute culture, à la liberté, à la prospérité et la justice, elle n’aurait jamais existé. Au contraire, grâce à la littérature, aux consciences qu’elle a formées, aux désirs et élans qu’elle a inspirés, au désenchantement de la réalité au retour d’une belle histoire, la civilisation est maintenant moins cruelle que lorsque les conteurs ont entrepris d’humaniser la vie avec leurs fables. Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l’esprit critique, moteur du progrès, n’existerait même pas. Tout comme écrire, lire c’est protester contre les insuffisances de la vie. Celui qui cherche dans la fiction ce qu’il n’a pas exprime, sans nul besoin de le dire ni même de le savoir, que la vie telle qu’elle est ne suffit pas à combler notre soif d’absolu, fondement de la condition humaine, et qu’elle devrait être meilleure. Nous inventons les fictions pour pouvoir vivre de quelque manière les multiples vies que nous voudrions avoir quand nous ne disposons à peine que d’une seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans les fictions nous serions moins conscients de l’importance de la liberté qui rend vivable la vie, et de l’enfer qu’elle devient quand cette liberté est foulée aux pieds par un tyran, une idéologie ou une religion. Que ceux qui doutent que la littérature, qui nous plonge dans le rêve de la beauté et du bonheur, nous alerte, de surcroît, contre toute forme d’oppression, se demandent pourquoi tous les régimes soucieux de contrôler la conduite des citoyens depuis le berceau jusqu’au tombeau, la redoutent au point d’établir des systèmes de censure pour la réprimer et surveillent avec tant de suspicion les écrivains indépendants. Ces régimes savent bien, en effet, le risque pris à laisser l’imagination discourir dans les livres, et combien séditieuses deviennent les fictions quand le lecteur compare la liberté qui les rend possibles et s’y étale, avec l’obscurantisme et la peur qui le guettent dans le monde réel. Qu’ils le veuillent ou non, qu’ils le sachent ou pas, les fabulateurs, en inventant des histoires, propagent l’insatisfaction, en montrant que le monde est mal fait, que la vie de l’imaginaire est plus riche que la routine quotidienne. Ce constat, s’il s’ancre dans la sensibilité et la conscience, rend les citoyens plus difficiles à manipuler, à accepter les mensonges de ceux qui voudraient leur faire croire qu’entre les barreaux, au milieu d’inquisiteurs et de geôliers, ils vivent mieux et plus en sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne littérature tend des ponts entre gens différents et, en nous faisant jouir, souffrir ou nous surprendre, elle nous unit par-delà les langues, les croyances, les us et coutumes ou les préjugés qui nous séparent. Quand la grande baleine blanche ensevelit Achab dans la mer, le cœur des lecteurs se serre pareillement à Tokyo, Lima ou Tombouctou. Lorsqu’Emma Bovary avale son arsenic, qu’Anna Karénine se jette sous un train et Julien Sorel monte à l’échafaud, et quand, dans Le Sud, de Borges, le gentil docteur Juan Dahlmann sort de ce café de la pampa pour affronter au couteau un tueur, ou quand nous réalisons que tous les habitants de Comala, ce village de Pedro Páramo, sont morts, le frisson qui nous parcourt est le même chez un lecteur qui adore Bouddha, Confucius, le Christ, Allah ou est agnostique, qu’il porte veston et cravate, djellaba, kimono ou bombachas. La littérature crée une fraternité à l’intérieur de la diversité humaine et éclipse les frontières érigées entre hommes et femmes par l’ignorance, les idéologies, les religions, les langues et la stupidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toutes les époques ont connu leurs peurs, la nôtre est celle des fanatiques, celle des terroristes suicidaires, une espèce ancienne convaincue qu’en tuant on gagne le paradis, que le sang des innocents lave les affronts collectifs, corrige les injustices et impose la vérité sur les fausses croyances. D’innombrables victimes sont immolées chaque jour en divers lieux du monde par ceux qui se sentent détenteurs de vérités absolues. L’on croyait qu’avec l’effondrement des empires totalitaires, la coexistence, la paix, le pluralisme, les droits de l’homme s’imposeraient et que le monde laisserait loin derrière lui les holocaustes, les génocides, les invasions et les guerres d’extermination. Rien de cela ne s’est produit. On voit proliférer de nouvelles formes de barbarie, attisées par le fanatisme et, avec la multiplication d’armes de destruction massive, on ne peut exclure que n’importe quel groupuscule de rédempteurs fous provoque un jour un cataclysme nucléaire. Il faut leur couper la route, les affronter et les défaire. Ils ne sont pas nombreux, bien que le fracas de leurs crimes résonne dans toute la planète et que l’on soit saisis d’horreur par ce cauchemar. Nous ne devons pas nous laisser intimider par ceux qui voudraient nous ravir la liberté que nous avons conquise dans le long et héroïque processus de civilisation. Défendons la démocratie libérale qui, malgré toutes ses insuffisances, signifie encore le pluralisme politique, la coexistence, la tolérance, les droits de l’homme, le respect de la critique, la légalité, les élections libres, l’alternance au pouvoir, tout ce qui nous a tirés de la vie sauvage et nous a rapprochés – sans que nous n’arrivions jamais à l’atteindre – de la vie belle et parfaite simulée par la littérature, celle que nous ne pouvons mériter qu’en l’inventant, en l’écrivant et en la lisant. En affrontant les fanatiques assassins nous défendons notre droit à rêver et à faire de nos rêves la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma jeunesse, comme maints écrivains de ma génération, j’ai été marxiste et j’ai cru que le socialisme allait être le remède à l’exploitation et aux injustices sociales qui accablaient mon pays, l’Amérique latine et le reste du tiers-monde. Revenu de l’étatisme et du collectivisme, mon passage au démocrate et au libéral que je suis – que je tente d’être – a été long, difficile, et réalisé lentement, à la faveur d’événements tels que l’alignement de la Révolution cubaine, si enthousiasmante au début, sur le modèle autoritaire et vertical de l’Union Soviétique, le témoignage des dissidents qui parvenaient à s’évader des barbelés du Goulag, l’invasion de la Tchécoslovaquie par les pays du Pacte de Varsovie, et grâce à des penseurs tels que Raymond Aron, Jean-François Revel, Isaiah Berlin et Karl Popper, à qui je dois ma revalorisation de la culture démocratique et des sociétés ouvertes. Ces maîtres furent un exemple de lucidité et de hardiesse quand l’intelligentsia de l’Occident semblait, par frivolité ou opportunisme, avoir succombé au charme du socialisme soviétique ou, pire encore, au sabbat sanguinaire de la révolution culturelle chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfant je rêvais d’aller un jour à Paris parce que, ébloui par la littérature française, je croyais que vivre là et respirer l’air qu’avaient respiré Balzac, Stendhal, Baudelaire et Proust, allait m’aider à devenir un véritable écrivain, et qu’en ne sortant pas du Pérou je ne serais qu’un pseudo écrivain du dimanche et jour férié. Et il est bien vrai que je dois à la France et à la culture française des enseignements inoubliables, comme de dire que la littérature est autant une vocation qu’une discipline, un travail et une obstination. J’ai vécu là quand Sartre et Camus étaient vivants et écrivaient, dans les années de Beckett, Bataille, Ionesco et Cioran, de la découverte du théâtre de Brecht et du cinéma d’Ingmar Bergman, du TNP de Jean Vilar et de l’Odéon de Jean-Louis Barrault, de la Nouvelle Vague et du Nouveau Roman, et de ces discours, morceaux de bravoure littéraires, d’André Malraux, ainsi que, peut-être, du spectacle le plus théâtral de l’Europe d’alors, les conférences de presse et les coups de tonnerre olympiens du général de Gaulle. Mais ce dont je suis peut-être le plus reconnaissant à la France, c’est de m’avoir fait découvrir l’Amérique latine. C’est là que j’ai appris que le Pérou faisait partie d’une vaste communauté unie par l’histoire, la géographie, la problématique sociale et politique, par une certaine façon d’être et la langue savoureuse qu’elle parlait et dans laquelle elle écrivait. Et qu’elle produisait, en ces mêmes années, une littérature innovante et exaltante. C’est là que j’ai lu Borges, Octavio Paz, Cortázar, García Márquez, Fuentes, Cabrera Infante, Rulfo, Onetti, Carpentier, Edwards, Donoso et bien d’autres, dont les textes révolutionnaient alors l’écriture narrative en langue espagnole et grâce auxquels l’Europe et une bonne partie du monde découvraient que l’Amérique latine n’était pas seulement le continent des coups d’État, des caudillos d’opérette, des guérilleros barbus et des maracas du mambo ou du cha-cha-cha, mais aussi celui des idées, des formes artistiques et des fantaisies littéraires qui dépassaient le pittoresque pour parler un langage universel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis cette époque jusqu’à nos jours, non sans trébuchements et faux-pas, l’Amérique latine a progressé, mais, comme le disait César Vallejo dans ce vers : Il y a, frères, énormément à faire. Nous souffrons de moins de dictatures que naguère, sauf à Cuba et au Venezuela, prêt à l’aider, ainsi que dans de pseudo-démocraties populistes et grotesques, comme celles de Bolivie et du Nicaragua. Mais dans le reste du continent, tant bien que mal, la démocratie fonctionne, appuyée par un vaste consensus populaire, et pour la première fois dans notre histoire, nous avons une gauche et une droite qui, comme au Brésil, au Chili, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, en République Dominicaine, au Mexique et dans presque toute l’Amérique centrale, respectent la légalité, la liberté de critiquer, les élections et l’alternance au pouvoir. C’est là le bon chemin et, si elle persévère, si elle combat l’insidieuse corruption et poursuit son intégration au monde, l’Amérique latine cessera enfin d’être le continent du futur pour devenir celui du présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me suis jamais senti un étranger en Europe ni, à vrai dire, nulle part ailleurs. Dans les endroits où j’ai vécu, à Paris, Londres, Barcelone et Madrid, Berlin, Washington et New York, au Brésil ou en République Dominicaine, je me suis senti chez moi. J’ai toujours trouvé un gîte où je pouvais vivre en paix et travailler, apprendre des choses, nourrir des illusions, rencontrer des amis, faire de bonnes lectures et trouver des sujets d’écriture. Il ne me semble pas qu’être devenu, sans me le proposer, un citoyen du monde, ait affaibli ce qu’on appelle « les racines », mes liens avec mon propre pays – ce qui n’aurait pas non plus grande importance –, car s’il en avait été ainsi, les expériences péruviennes ne continueraient pas à alimenter mon écriture et n’apparaîtraient pas toujours dans mes histoires, même quand celles-ci semblent se passer très loin du Pérou. Je crois que de vivre tant de temps hors du pays où je suis né a plutôt renforcé ces liens, en leur adjoignant une perspective plus lucide, et la nostalgie, qui sait faire la différence entre le contingent et le substantiel et maintient dans tout leur éclat les souvenirs. L’amour de son pays natal n’est pas une obligation, mais, à l’instar de tout autre amour, c’est un mouvement spontané du cœur, comme celui qui unit les amants, les parents et leurs enfants, et les amis entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pérou, je le porte dans mes entrailles parce que j’y suis né, que j’y ai grandi et m’y suis formé, et que j’ai vécu là ces expériences d’enfance et de jeunesse qui ont modelé ma personnalité, forgé ma vocation, et parce que c’est là que j’ai aimé, haï, joui, souffert et rêvé. Ce qui s’y passe m’affecte davantage, me touche et m’exaspère plus que ce qui se produit ailleurs. Je ne l’ai pas cherché ni ne me le suis imposé, il en est simplement ainsi. Certains compatriotes m’ont accusé de traîtrise et j’ai été sur le point de perdre ma citoyenneté quand, pendant la dernière dictature, j’ai demandé aux gouvernements démocratiques du monde de pénaliser le régime par des sanctions diplomatiques et économiques, comme je l’ai toujours fait avec toutes les dictatures, de quelque nature qu’elles aient été, celle de Pinochet et de Fidel Castro, celle des talibans en Afghanistan, celle des imams d’Iran, celle de l’apartheid de l’Afrique du Sud, celle des satrapes en uniforme de la Birmanie (aujourd’hui Myanmar). Et je le referais demain si – ne le veuille le destin et ne le permettent les Péruviens – le Pérou était victime une fois de plus d’un coup d’État qui réduirait à néant notre fragile démocratie. Ce n’était certes pas sous l’effet précipité et passionnel du ressentiment, comme l’ont écrit quelques gratte-papier habitués à juger les autres à partir de leur propre petitesse. Ce fut un acte conforme à ma conviction qu’une dictature représente le mal absolu pour un pays, une source de brutalité et de corruption, et de profondes blessures qui tardent longtemps à se refermer, qui empoisonnent son avenir et créent des habitudes et des pratiques malsaines qui se prolongent au long des générations en retardant la reconstruction démocratique. C’est pourquoi les dictatures doivent être combattues sans ménagement, par tous les moyens à notre portée, y compris par des sanctions économiques. Il est déplorable que les gouvernements démocratiques, au lieu de donner l’exemple en se solidarisant avec ceux qui, comme les Dames en Blanc de Cuba, les résistants du Venezuela, ou Aung San Suu Kyi et Liu Xiaobo, affrontent courageusement les dictatures dont ils pâtissent, se montrent souvent bienveillants, non envers eux mais envers leurs bourreaux. Ces personnes courageuses, en combattant pour leur liberté, luttent aussi pour la nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de mes compatriotes, José María Arguedas, a qualifié le Pérou de pays de « tous les sangs ». Je ne crois pas qu’il y ait de meilleure formule pour le définir. C’est ce que nous sommes et avons dans nos veines, tous les Péruviens, que nous le voulions ou pas : une somme de traditions, de races, de croyances et de cultures provenant des quatre points cardinaux. Je suis fier de me sentir héritier des cultures précolombiennes qui fabriquèrent les tissus et les manteaux de plumes de Nazca et de Paracas, et les céramiques mochicas ou incas qui sont exhibées dans les meilleurs musées du monde, des bâtisseurs du Machu Picchu, du Grand Chimú, Chan Chan, Kuelap, Sipán, des huacas de la Sorcière, du Soleil et de la Lune ; fier aussi des Espagnols qui, dans leur bagage, avec leurs épées et leurs chevaux, apportèrent au Pérou la Grèce et Rome, la tradition judéo-chrétienne, la Renaissance, Cervantès, Quevedo et Góngora, ainsi que la rude langue de Castille adoucie par les Andes. Et qu’avec l’Espagne l’Afrique, avec sa robustesse, sa musique et son imagination effervescente, soit venue aussi enrichir l’hétérogénéité péruvienne. Si nous grattons un peu nous découvrons que le Pérou, comme l’Aleph de Borges, est en petit format le monde entier. Quel privilège extraordinaire que celui d’un pays qui n’a pas une identité parce qu’il les a toutes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conquête de l’Amérique fut cruelle et violente, comme toutes les conquêtes, certes, et nous devons la critiquer, mais sans oublier, ce faisant, que ceux qui commirent ces saccages et ces crimes furent, en grand nombre, nos arrière-grands-parents et nos trisaïeuls, les Espagnols qui allèrent aux Amériques et s’y métissèrent, non ceux qui restèrent sur leurs terres. Cette critique, pour être juste, doit être une autocritique. Parce qu’en devenant indépendants de l’Espagne, voici deux cents ans, ceux qui assumèrent le pouvoir dans les anciennes colonies, au lieu de racheter l’Indien et de lui rendre justice pour les dommages anciens, ont continué à l’exploiter avec autant de cupidité et de férocité que les conquistadores, voire, dans quelques pays, en le décimant et l’exterminant. Disons-le clairement : depuis deux siècles, l’émancipation des indigènes est de notre responsabilité exclusive et nous l’avons manquée. Elle demeure toujours en suspens dans toute l’Amérique latine. Il n’y a pas une seule exception à cet opprobre et à cette honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime l’Espagne autant que le Pérou et ma dette envers elle est aussi grande que l’est ma gratitude. Sans l’Espagne je ne me trouverais pas aujourd’hui à cette tribune, ni ne serais un écrivain connu ; comme tant d’autres collègues infortunés, je serais sans doute dans les limbes des scribouillards malchanceux, sans éditeurs, sans récompenses, sans lecteurs, dont le talent peut-être – triste consolation – serait découvert par la postérité. C’est en Espagne que furent publiés tous mes livres et que j’ai obtenu une reconnaissance excessive ; et que des amis comme Carlos Barral et Carmen Balcells, ainsi que tant d’autres, se sont évertués à trouver des lecteurs à mes histoires. Et l’Espagne m’a accordé une seconde nationalité quand j’allais perdre la mienne. Je n’ai jamais senti la moindre incompatibilité entre être péruvien et avoir un passeport espagnol parce que j’ai toujours pensé que l’Espagne et le Pérou sont l’avers et le revers d’une même chose, et pas seulement dans ma petite personne, mais également dans des réalités essentielles comme l’histoire, la langue et la culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes les années que j’ai vécues sur le sol espagnol, je me rappelle dans leur fulgurance les cinq ans passés dans ma chère Barcelone au début des années soixante-dix. La dictature de Franco était toujours debout et fusillait encore, mais c’était déjà un fossile effiloché, et, surtout dans le domaine de la culture, incapable de conserver les contrôles de naguère. Des failles s’ouvraient que la censure ne parvenait pas à colmater et c’est par ces entrebâillements que la société espagnole absorbait de nouvelles idées, des livres, des courants de pensée, des valeurs et des formes artistiques jusque là interdits pour cause de subversion. Aucune ville ne profita autant et mieux que Barcelone de ce début d’ouverture ni ne vécut un bouillonnement semblable dans le domaine des idées et de la création. Elle devint la capitale culturelle de l’Espagne, le lieu où il fallait être pour respirer cet avant-goût de la liberté qui allait venir. Et, d’une certaine façon, elle fut aussi la capitale culturelle de l’Amérique latine par la quantité de peintres, d’écrivains, d’éditeurs et d’artistes en provenance des pays latino-américains qui s’y installèrent, ou allaient et venaient à Barcelone, parce que c’est là qu’il fallait se trouver si l’on voulait être un poète, un romancier, un peintre ou un compositeur de notre temps. Ce furent pour moi des années inoubliables de compagnonnage, d’amitié, de complicité et de fécond travail intellectuel. Tout comme Paris auparavant, Barcelone fut une Tour de Babel, une ville cosmopolite et universelle, où il était stimulant de vivre et de travailler, et où, pour la première fois depuis l’époque de la guerre civile, des écrivains espagnols et latino-américains se mêlèrent et fraternisèrent, en se reconnaissant maîtres d’une même tradition et alliés dans une entreprise commune ; et la certitude que la fin de la dictature était imminente et que dans l’Espagne démocratique la culture serait le protagoniste principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il n’en allât pas exactement ainsi, la transition espagnole de la dictature à la démocratie a été une des meilleures histoires des temps modernes, car elle a montré comment, lorsque la sagesse et la raison prévalent et les adversaires politiques rangent au vestiaire le sectarisme en faveur du bien commun, des faits prodigieux peuvent se produire comme ceux des romans du réalisme magique. La transition espagnole de l’autoritarisme à la liberté, du sous-développement à la prospérité, d’une société de contrastes économiques et d’inégalités tiers-mondistes à un pays de classes moyennes, son intégration à l’Europe et son adoption en quelques années d’une culture démocratique, a fait l’admiration du monde entier et enclenché la modernisation de l’Espagne. Cela a été pour moi une expérience émouvante et enrichissante que de la vivre de très près et, par moments, de l’intérieur. Puissent les nationalismes, fléau incurable du monde moderne et aussi de l’Espagne, ne pas gâcher cette histoire heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déteste toute forme de nationalisme, d’idéologie – ou plutôt de religion – provinciale, aux idées courtes et exclusives, qui rogne l’horizon intellectuel et dissimule en son sein des préjugés ethniques et racistes, car elle transforme en valeur suprême, en privilège moral et ontologique, la circonstance fortuite du lieu de naissance. En même temps que la religion, le nationalisme a été la cause des pires boucheries de l’histoire, comme celle des deux guerres mondiales et de la saignée actuelle au Moyen-Orient. Rien n’a contribué autant que le nationalisme à la balkanisation de l’Amérique latine, ensanglantée par des combats et des litiges insensés, et gaspillant des ressources astronomiques en achat d’armes au lieu de construire écoles, bibliothèques et hôpitaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas confondre le nationalisme avec ses œillères et son refus de « l’autre », toujours source de violence, avec le patriotisme, sentiment sain et généreux, d’amour de la terre où l’on a vu le jour, où ont vécu ses ancêtres et se sont forgés les premiers rêves, paysage familier de géographies, d’êtres chers et d’événements qui deviennent des moments-clés de la mémoire et des boucliers contre la solitude. La patrie ce ne sont ni les drapeaux ni les hymnes, ni les discours apodictiques sur des héros emblématiques, mais une poignée de lieux et de personnes qui peuplent nos souvenirs et les teintent de mélancolie, la sensation chaude que, où que nous soyons, il existe un foyer auquel nous pourrons retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pérou est pour moi cet Arequipa où je suis né mais n’ai jamais vécu, une ville que ma mère, mes grands-parents, mes oncles et tantes m’ont appris à connaître à travers leurs souvenirs et leurs regrets, parce que toute ma tribu familiale, comme font généralement les Aréquipègnes, a toujours transporté avec elle la ville Blanche dans son existence nomade. Le Pérou c’est cette Piura du désert, ce caroubier et ce petit âne patient, que les Piurans de ma jeunesse appelaient « le pied de l’autre » – triste et bel appellatif –, ville où j’ai découvert que ce c’étaient pas les cigognes qui apportaient au monde les bébés, mais les couples en faisant des horreurs qui étaient un péché mortel. Le Pérou c’est ce collège San Miguel et le théâtre Variedades où pour la première fois j’ai vu sur scène une œuvrette écrite par moi. C’est ce coin de Diego Ferré et Colón, dans le Miraflores liménien, que nous appelions le Quartier Joyeux, où j’ai troqué mes culottes courtes contre un pantalon, où j’ai fumé ma première cigarette, où j’ai appris à danser, à tomber amoureux et à faire des déclarations aux filles. C’est la poussiéreuse et brinquebalante salle de rédaction du journal La Crónica où, à l’âge de seize ans, j’ai fait mes premiers pas dans le journalisme, un métier qui, avec la littérature, a occupé presque toute ma vie et m’a permis, comme les livres, de vivre davantage, de connaître mieux le monde et de fréquenter des gens de toute part et de toute nature, des gens excellents, bons, méchants et exécrables. C’est le collège militaire Leoncio Prado où j’ai appris que le Pérou n’était pas ce petit réduit de classe moyenne où j’avais vécu jusqu’alors confiné et protégé, mais un grand et vieux pays, violent et inégalitaire, secoué par toutes sortes de tempêtes sociales. Ce sont les cellules clandestines de Cahuide où, avec une poignée de condisciples de l’université San Marcos, nous préparions la révolution mondiale. Et le Pérou, enfin, ce sont mes amis du Mouvement Liberté avec qui, trois années durant, au milieu des bombes, des coupures d’électricité et des attentats terroristes, nous avons œuvré en défense de la démocratie et pour la culture de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pérou c’est Patricia, ma cousine, nez retroussé et caractère indomptable, avec qui j’ai eu la chance de me marier voici quarante-cinq ans et qui supporte encore mes manies, mes névroses et ces crises de rage qui m’aident à écrire. Sans elle ma vie aurait été emportée depuis longtemps dans un tourbillon chaotique, sans connaître la naissance d’Álvaro, de Gonzalo et de Morgana, ni des six petits-enfants qui nous prolongent et réjouissent notre existence. C’est elle qui fait tout et fait tout bien. Elle résout les problèmes, gère les finances, met en ordre le chaos, maintient à distance les journalistes et les intrus, défend mon temps, décide des rendez-vous et des déplacements, fait et défait les valises, et elle est si généreuse que, même lorsqu’elle croit me gronder, elle me fait le meilleur des éloges : « Mario, tu ne sers qu’à une chose, à écrire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à la littérature. Le paradis de l’enfance n’est pas pour moi un mythe littéraire, mais une réalité que j’ai vécue et dont j’ai joui dans la grande maison familiale aux trois patios, à Cochabamba, où, avec mes cousines et mes camarades de classe, l’on pouvait mimer les histoires de Tarzan et de Salgari, et à la préfecture de Piura, sous les poutres de laquelle nichaient les chauves-souris, ombres silencieuses qui peuplaient de mystère les nuits étoilées de cette terre chaude. Ces années-là, écrire était un jeu auquel ma famille applaudissait, une grâce pour laquelle on m’acclamait, moi, le petit-fils, le neveu, le fils sans père, parce que mon père était mort et se trouvait au ciel. C’était un monsieur de haute taille et joli garçon, en uniforme de marin, dont la photo trônait sur ma table de chevet et qu’après avoir fait mes prières j’embrassais avant de m’endormir. Un matin à Piura, dont je crois ne m’être jamais remis, ma mère me révéla que ce monsieur, en vérité, était vivant. Et que ce même jour nous irions vivre avec lui à Lima. J’avais onze ans et, dès lors, tout changea. Je perdis mon innocence et découvris la solitude, l’autorité, la vie adulte et la peur. Mon salut fut de lire, lire les bons livres, me réfugier dans ces mondes où vivre était exaltant, intense, une aventure après l’autre, où je pouvais me sentir libre et être à nouveau heureux. Et d’écrire, en cachette, comme quelqu’un qui se livre à un vice inavouable, à une passion interdite. La littérature cessa d’être un jeu, pour devenir une façon de résister à l’adversité, de protester, de me révolter, d’échapper à l’intolérable : ma raison de vivre. Dès lors et jusqu’à présent, dans toutes les circonstances où je me suis senti abattu ou meurtri et au bord du désespoir, me livrer corps et âme à mon travail de fabulateur a été la lumière qui signale la sortie du tunnel, la planche de salut qui porte le naufragé jusqu’au rivage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que cela représente beaucoup de travail et me fasse suer à grosses gouttes, et qu’à l’instar de tout écrivain je ressente parfois la menace de la paralysie ou de la sècheresse de l’imagination, rien ne m’a fait autant jouir dans la vie que de passer des mois et des années à bâtir une histoire, depuis sa naissance incertaine, cette image que la mémoire a emmagasinée à partir de quelque expérience vécue et devenue inquiétude, enthousiasme, fantaisie, jusqu’à sa germination en projet et en décision de tenter de transformer ce brouillard peuplé de fantômes en une histoire. « Écrire est une manière de vivre », a dit Flaubert. Oui, assurément, une manière de vivre dans l’illusion et la joie, avec un feu crépitant dans la tête, en luttant contre les mots indociles jusqu’à les maîtriser, en explorant le vaste monde comme un chasseur derrière des proies convoitées pour alimenter la fiction en herbe et apaiser cet appétit vorace de toute histoire qui, en grossissant, voudrait avaler toutes les histoires. Arriver à sentir le vertige auquel nous pousse un roman en gestation, quand il prend forme et semble commencer à vivre pour son propre compte, avec des personnages qui bougent, agissent, pensent, sentent et exigent respect et considération, auxquels on ne peut plus imposer arbitrairement une conduite et qu’on ne peut priver de leur libre-arbitre sans les tuer, sans que l’histoire perde son pouvoir de persuasion, telle est l’expérience qui me fascine tout autant que la première fois, aussi pleine et vertigineuse que lorsqu’on fait l’amour avec la femme aimée des jours, des semaines et des mois, sans s’arrêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de la fiction, je vous ai beaucoup parlé du roman et peu du théâtre, une autre de ses formes éminentes. C’est, bien sûr, une grande injustice. Le théâtre fut mon premier amour, depuis que, dans mon adolescence, je vis représenter au théâtre Segura, de Lima, La mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller, spectacle qui me bouleversa d’émotion et me poussa à écrire un drame sur les Incas. Si la Lima des années cinquante avait connu un mouvement théâtral j’aurais été dramaturge plutôt que romancier. Comme il n’y en avait pas, cela m’a orienté de plus en plus vers l’art narratif. Mais mon amour pour le théâtre n’a jamais cessé, il a sommeillé pelotonné à l’ombre des romans, comme une tentation et une nostalgie, surtout quand je voyais quelque pièce qui me subjuguait. À la fin des années soixante-dix, le souvenir tenace d’une grand-tante centenaire, la Mamaé, qui, au dernier temps de sa vie, rompit avec la réalité environnante pour se réfugier dans les souvenirs et la fiction, me suggéra une histoire. Et je sentis, comme un signe du destin, que c’était là une histoire pour le théâtre, et que c’est seulement sur les planches qu’elle connaîtrait l’animation et la splendeur des fictions réussies. Je l’ai écrite avec le tremblement excité du débutant et j’ai eu un tel plaisir en la voyant mise en scène, avec Norma Aleandro dans le rôle de l’héroïne, que, depuis, entre deux romans, deux essais, j’ai récidivé plusieurs fois. Mais ce que je n’aurais jamais imaginé, c’est qu’à l’âge de soixante-dix ans j’allais monter, à vrai dire, me traîner sur les planches pour jouer. Cette aventure téméraire m’a faire vivre pour la première fois en chair et en os le miracle que cela représente, pour quelqu’un qui a passé sa vie à écrire des fictions, que d’incarner pour quelques heures un personnage issu de son imagination, de vivre la fiction face au public. Je ne pourrais jamais assez remercier mes chers amis, le metteur en scène Joan Ollé et l’actrice Aitana Sánchez Gijón, pour m’avoir poussé à partager avec eux cette fantastique expérience (malgré tout mon trac).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est une représentation fallacieuse de la vie qui, néanmoins, nous aide à mieux la comprendre, à nous orienter dans le labyrinthe dans lequel nous sommes nés, que nous traversons et où nous mourons. Elle nous dédommage des revers et des frustrations que nous inflige la vie véritable et grâce à elle nous déchiffrons, du moins partiellement, ce hiéroglyphe qu’est souvent l’existence pour la grande majorité des êtres humains, principalement pour nous, qui abritons plus de doutes que de certitudes, et avouons notre perplexité devant des sujets tels que la transcendance, le destin individuel et collectif, l’âme, le sens ou le non-sens de l’histoire, l’en-deçà et l’au-delà de la connaissance rationnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours été fasciné en imaginant cette circonstance incertaine où nos ancêtres, à peine différents encore de l’animal, sitôt né le langage qui leur permettait de communiquer entre eux, ont commencé, dans les cavernes, autour d’un feu de bois, les nuits pleines de menaces – éclairs, tonnerres, grognements de fauves –, à inventer des histoires et à se les raconter. Ce fut là le moment crucial de notre destin, car c’est dans ces cercles d’êtres primitifs suspendus à la voix et à l’imagination du conteur qu’a débuté la civilisation, ce long cheminement qui, peu à peu, allait nous humaniser et nous permettre d’inventer l’individu souverain, en le détachant de la tribu et, avec lui, la science, les arts, le droit et la liberté, à scruter les entrailles de la nature, du corps humain, de l’espace et à voyager dans les étoiles. Ces contes, fables, mythes, légendes, qui résonnèrent pour la première fois comme une musique nouvelle devant des auditoires intimidés par les mystères et les dangers d’un monde où tout était inconnu et dangereux, durent représenter un bain rafraîchissant, un havre pour ces esprits toujours sur le qui-vive, pour qui exister voulait dire à peine manger, s’abriter des éléments, tuer et forniquer. Dès qu’ils commencèrent à rêver en collectivité, à partager leurs chimères, incités par les conteurs, ils cessèrent d’être ligotés à la noria de la survie, à ce tourbillon d’activités abrutissantes, et leur vie devint songe, jouissance, fantaisie, et un dessein révolutionnaire – celui de rompre ce confinement, changer et améliorer –, un combat pour apaiser ces aspirations et ces ambitions suscitées chez eux par les vies figurées, et la curiosité d’élucider les inconnues qui constellaient leur environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce processus jamais interrompu s’est enrichi ensuite avec la naissance de l’écriture, et les histoires non seulement s’écoutaient, mais pouvaient aussi se lire, accédant à la permanence que leur confère la littérature. Aussi faut-il le répéter sans cesse jusqu’à en convaincre les nouvelles générations : la fiction est plus qu’un divertissement, plus qu’un exercice intellectuel qui aiguise la sensibilité et éveille l’esprit critique. C’est une nécessité indispensable pour que la civilisation continue d’exister, en se renouvelant et en conservant en nous le meilleur de l’humain. Pour que nous ne revenions pas à la barbarie de la non-communication et que la vie ne se réduise pas au pragmatisme des spécialistes qui voient les choses en profondeur mais ignorent ce qui les entoure, précède et prolonge. Pour qu’après avoir inventé les machines qui nous servent nous ne devenions pas leurs esclaves et serviteurs. Et parce qu’un monde sans littérature serait un monde sans désirs, sans idéal, sans insolence, un monde d’automates privés de ce qui fait que l’être humain le soit vraiment : la capacité de sortir de soi-même pour devenir un autre et des autres, modelés dans l’argile de nos rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la caverne au gratte-ciel, de la massue aux armes de destruction massive, de la vie tautologique de la tribu à l’ère de la globalisation, les fictions de la littérature ont multiplié les expériences humaines, en empêchant que, hommes et femmes, nous ne succombions à la léthargie, au repli sur soi, à la résignation. Rien n’a semé autant l’inquiétude, secoué autant l’imagination et les désirs que cette vie de mensonges que nous ajoutons à celle que nous avons grâce à la littérature afin de connaître la grande aventure et la grande passion que la vie véritable ne nous donnera jamais. Les mensonges de la littérature deviennent des vérités à travers nous, ses lecteurs, transformés, contaminés d’aspirations et cela par la faute de la fiction, remettant toujours en question la médiocre réalité. Par ce sortilège, qui nous berce de l’illusion d’avoir ce que nous n’avons pas, d’être ce que nous ne sommes pas et d’accéder à cette existence impossible où, comme des dieux païens, nous nous sentons terrestres et éternels à la fois, la littérature introduit dans nos esprits la non-conformité et la rébellion, qui sont derrière toutes les prouesses ayant contribué à diminuer la violence dans les rapports humains. À diminuer la violence, non à en finir avec elle. Parce que la nôtre sera toujours, heureusement, une histoire inachevée. C’est pourquoi nous devons continuer à rêver, à lire et à écrire, ce qui est la façon la plus efficace que nous ayons trouvée de soulager notre condition périssable, de triompher de l’usure du temps et de rendre possible l’impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stockholm, 7 décembre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduction par Albert Bensoussan&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6311609185502772035?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6311609185502772035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/12/discours-de-mario-vargas-llosa-lors-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6311609185502772035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6311609185502772035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/12/discours-de-mario-vargas-llosa-lors-de.html' title='Discours de Mario Vargas Llosa lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de littérature2010...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TQN8vIgRPbI/AAAAAAAAAGE/aE5IjFSQc-A/s72-c/280px-Mario_Vargas_Llosa_%25282010%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-2448452717231175470</id><published>2010-12-10T13:32:00.000-08:00</published><updated>2010-12-10T13:34:27.260-08:00</updated><title type='text'>Hel blog!!!</title><content type='html'>hayya hel blog. &lt;br /&gt;Une campagne a laquelle nous reviendrons!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-2448452717231175470?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/2448452717231175470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/12/hel-blog.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/2448452717231175470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/2448452717231175470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/12/hel-blog.html' title='Hel blog!!!'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1891366866718629559</id><published>2010-11-05T05:57:00.000-07:00</published><updated>2010-11-05T06:29:53.047-07:00</updated><title type='text'>Un changement qui n'en a pas fini de ne rien changer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TNQGrGgezYI/AAAAAAAAAF4/YOZqPFtsYAg/s1600/Untitled_32_by_Avocato.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 89px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TNQGrGgezYI/AAAAAAAAAF4/YOZqPFtsYAg/s400/Untitled_32_by_Avocato.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536057179496172930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pauvre de nous!!!&lt;br /&gt;"c'est avec ces mots dans la tête que je me suis levé ce matin et tous les matins que le Dieu a bien voulu créer"&lt;br /&gt;Ce sont ces mots que Ammar a hurlé a la face des gens présents...Quelques uns se cachaient le visage pour cacher une indifférence qui vous tue. D'autres se pliaient en quatre, riant et se moquant de ce moins que rien qui leur faisait la morale...&lt;br /&gt;Rien ne va plus, réveillez vous leur lançait Ammar avec un doigt figé et menaçant. Mais, à ce point, les choses sont flous. Vous ne voyez pas que rien ne changera. C'est un changement qui n'en a pas fini de ne rien changer...Et il passa son chemin!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1891366866718629559?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1891366866718629559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/11/un-changement-qui-nen-pas-fini-de-ne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1891366866718629559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1891366866718629559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/11/un-changement-qui-nen-pas-fini-de-ne.html' title='Un changement qui n&apos;en a pas fini de ne rien changer'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/TNQGrGgezYI/AAAAAAAAAF4/YOZqPFtsYAg/s72-c/Untitled_32_by_Avocato.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1067300586838385085</id><published>2010-02-13T06:31:00.000-08:00</published><updated>2010-02-13T11:17:04.520-08:00</updated><title type='text'>Rencontres facebookéennes...</title><content type='html'>Depuis un peu moins d'un an, jamais je n'aurais pensé me retrouvé engagé dans une aventure aussi étrange et aussi délicieuse que celle de facebook...&lt;br /&gt;L'histoire a commencé comme un jeu...Un forum de discussion comme un autre me suis-je dit sans plus. Mais au fil des jours, l'histoire a pris des proportions telles qu'elle s'est transformée en une habitude, en une drogue...C'est un acte citoyen!!!&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1067300586838385085?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1067300586838385085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/02/rencontres-facebookeennes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1067300586838385085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1067300586838385085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/02/rencontres-facebookeennes.html' title='Rencontres facebookéennes...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1961253674839867028</id><published>2010-01-01T13:48:00.000-08:00</published><updated>2010-01-01T13:51:48.388-08:00</updated><title type='text'>La polygamie interdite depuis 1957 en Tunisie : Une loi défiée en cachette</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sz5uXjT-RGI/AAAAAAAAAFU/e7t2U9Nj-7o/s1600-h/8d2-dahmani.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sz5uXjT-RGI/AAAAAAAAAFU/e7t2U9Nj-7o/s400/8d2-dahmani.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5421892352295715938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La polygamie interdite depuis 1957 en Tunisie : Une loi défiée en cachette&lt;br /&gt;Un homme ayant deux femmes, cela existe en Tunisie, même si la pratique de la polygamie y est interdite depuis 1957. Seulement voilà : des Tunisiens bravent la loi en cachette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La polygamie est interdite depuis le 13 août 1957 en Tunisie. Cette date est devenue la fête nationale de la femme et de la famille. La pratique prohibée à l’époque par le président Habib Bourguiba est inscrite dans le Code du statut personnel tunisien. Cinquante-deux ans après, le respect de la loi semble difficile pour certains habitants de la capitale. ‘On a grandi avec et on ne peut pas faire autrement’, s’empressent de répondre certains Tunisois interpellés sur la question, alors que les femmes préfèrent ne pas répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pratique, les choses sont autres. Journaliste, Tahar Selmi constate que certains enfreignent la loi en cachette. A côté de la femme officielle, des Tunisiens n’hésitent pas à avoir un second bureau. Mais pour eux, ‘c’est une amie chez qui on peut passer le soir après le bureau’. La femme est à leur charge et ses moindres caprices sont exaucés. Les rendez-vous sont calés à partir du cellulaire. ‘Même si tu n’as pas envie d’entrer dans cette pratique, les filles te fatiguent en t’appelant au téléphone’, explique un gérant de café. Pour lui, la loi sur la polygamie doit être révisée, car il y a plus de femmes en âge de se marier que d’hommes. Comédien, Bahram Aloui plaide pour une liberté de choix. ‘Si quelqu’un peut être avec une ou plusieurs femmes, qu’on le laisse faire puisque la Charia l’autorise’, dit-il. Pour d’autres Tunisois, c’est une contradiction pour un pays à 98 % de musulmans. En septembre dernier, un appel pour le retour de la polygamie en Tunisie a été lancé par un groupe. Pour les partisans de cette pratique, elle est le seul recours face à l’augmentation de femmes non mariées et aux libertinages excessifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette loi est loin d’être remise en cause au pays du président Zine El Abidine Ben Ali. Ses défenseurs étalent les avantages de la mesure. ‘Aujourd’hui, souligne le journaliste Tahar Selmi, l’interdiction de la polygamie est un luxe pour les Tunisiens face aux difficultés de la vie’. Des sanctions pénales et une amende sont infligées aux fautifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi contre la polygamie a été instituée en août 1957 par ‘l’homme providentiel, le père écouté’ Habib Bourguiba. ‘Quelqu’un d’autre n’aurait pas pu le faire’, fait savoir Selmi. L’objectif était de briser la société ancienne tunisienne et d’instaurer l’égalité des sexes devant l’héritage. Les autorités tunisiennes étaient aussi guidées par la volonté de moderniser le pays pour ne pas s’installer dans une gestion ancrée dans l’islamisme. Le droit au divorce est alors reconnu par le droit positif tunisien pour faire face à la répudiation verbale à outrance dont sont victimes les femmes. Avec tous ces droits, la Tunisienne devrait participer au développement du pays. La loi a été à l’époque défendue par l’intelligentsia tunisienne, malgré la résistance des traditionnalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatou K. SENE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1961253674839867028?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1961253674839867028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/01/la-polygamie-interdite-depuis-1957-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1961253674839867028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1961253674839867028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2010/01/la-polygamie-interdite-depuis-1957-en.html' title='La polygamie interdite depuis 1957 en Tunisie : Une loi défiée en cachette'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sz5uXjT-RGI/AAAAAAAAAFU/e7t2U9Nj-7o/s72-c/8d2-dahmani.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6250983125264487590</id><published>2009-10-07T10:28:00.000-07:00</published><updated>2009-10-07T10:30:11.814-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Tainted nightmare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dr. Sarah Stone, Pharm-D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim Stone, Freelance Journalist&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Russ Clarke, Editor&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The H1N1 vaccination program, when put into the same frame as the engineered virus to go with it, appears to be a clear effort to divide humanity into two groups; those who have lost their intellect, health and sexuality via a tainted vaccination, and those who have not and are therefore superior."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I met the story about the swine flu with great skepticism; it played like a story line in a B movie - Students go abroad for spring break. Students get the virus. Students bring it home. Worldwide pandemic starts. The story line was unbelievable, and I knew from day one that there was either no virus at all, and that it was just a "wag the dog", or that a manufactured outbreak was intentionally released and underway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unfortunately the latter was true, and now we have an entirely new bug on our hands. It has never been seen before, and virologists have been quoted saying "where the hell it got all these genes from we don't know." Extensive analysis of the virus has revealed genes from the original 1918 flu, the avian flu, and two new H3N2 viruses from Eurasia. All evidence points to the fact that the swine flu is indeed a genetically engineered virus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This article is the result of a team effort intended to explore what the motive for releasing it may be, to warn you in advance of things to come.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The first attempt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In Feb 2009, Baxter, a major manufacturer of vaccines, sent the seasonal flu shot to 18 different countries with live unattenuated H5N1 bird flu. When the Czech company Biotest was assigned to test the vaccine on live animals for the Czech government, they realized something was wrong when the test animals died. The alarm went out to all others who had received it, fortunately before it was administered. Upon follow up examination of the vaccine the live virus was revealed, had no one caught Baxter's tainted batch, we would now be in the midst of a pandemic with massive numbers of dead.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baxter was not prosecuted or punished in any way for this, even though their operational BSL3 (bio safety level 3) protocol would have stopped such contamination from being possible. The safety protocol, combined with the potency and volume of the virus in the shots clearly shows that the contamination was intentional, and that indeed an attempt to kill millions was stopped simply because ONE country paid attention to what it was getting. The protocol made it technically impossible for the virus to make the leap from the research department to the vaccine manufacturing department, which could never have had H5N1 show up there due to any reason other than willful intent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;One would think that Baxter would have been put out of business for making such an "error" but the opposite is true, which begs many questions, such as how did the live bird flu end up in millions of doses of vaccine? Why were the ingredients of the vaccine formulated to allow the virus to survive fully potent en route? Why was Baxter not prosecuted or punished in any way? Instead of rightfully blackballing the company, the World Health Organization has rewarded Baxter with a contract to make a large portion of the "Swine flu" vaccinations set to be distributed world wide this fall. How on earth could that be?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The main focus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Let's switch to another aspect of vaccines, the real focus of this article, which is the plan to destroy our intellect, our health and our sexuality via a mass world wide vaccination campaign. With the use of special additives called adjuvants, manufacturers are able to increase the number of possible doses that can be made on time for the fall flu season. But though there are many safe adjuvants which can be added, they are adding one - squalene, which has been shown to cause prolonged systemic immune response against the squalene itself, which results in reduced fertility, reduced intellect and reduced life span.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Squalene is an important molecule in the body. It is a precursor to many different oils and hormones, and is needed for proper brain function, fertility and also plays an important role in protecting cells from aging and mutation. Anything which affects your natural squalene can have a major negative impact on your health.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Because the squalene will be injected in the presence of a pathogen during the H1N1 vaccination, it will cause an immune response against not only the pathogen, but to the squalene itself. Squalene is a precursor molecule which is essential for the production of many hormones including all of the male and female sexual hormones. Squalene is also a precursor to many of the neurochemical receptors prevalent in the nervous system and when the immune system is programmed to attack squalene, it causes irreversible neuronal and neuromuscular damage which can range from a loss of intellect and autism to more serious disorders such as Lou Gehrig's disease and systemic autoimmune diseases and possibly brain tumors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In independent studies where squalene laced vaccines were injected into guinea pigs, the resultant autoimmune disorders killed 14 out of 15. A later test, to verify the results had the same outcome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;When first injected via the anthrax vaccine in Gulf War 1, it permanently disabled many of the soldiers who received it, due to the effects now known as the Gulf War Syndrome. 95 percent of the soldiers who recieved the anthrax vaccine have been found to have antibodies to squalene. Few of the soldiers who recieved the vaccine remained healthy and do not have the antibodies whether or not they were deployed. None of the soldiers who did not receive the vaccine have the antibodies, even those who fought in Iraq. Squalene antibody related deaths total 6.5 percent of the vaccinated group.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It takes approximately a year for the effects to fully manifest themselves because that much time passes before the nervous system and brain deplete the reserves of Squalene that are out of the reach of the immune system and only after the reserves are gone will cell injury begin. This takes the pressure off vaccine manufacturers who deny any wrongdoing for a response so delayed. And with Congress passing legislation granting immunity to any corporations who cause damage with their vaccines, the outlook is evermore dark.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After examining the components of the H1N1 flu vaccine we can only conclude that it is not intended to treat the flu at all, quite differently, it is intended to:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Reduce intelligence&lt;br /&gt;2. Reduce life span&lt;br /&gt;3. Reduce fertility&lt;br /&gt;4. Cause numerous deaths&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;For if it was intended for any other purpose, Squalene and other adjuvants beyond the scope of this article would not be present. Furthermore, the scope of this article only covers squalene, and we believe that because there are so many ways to induce autoimmune responses equally devastating via other injectable formulations coupled with the obviously intentional shipment of a pandemic by Baxter that the credibility of vaccines is forever tainted and the trust in the greater medical community may have been irreparably broken. Baxter should be out of business, the fact that they are not is damning.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The trust is broken&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Through a manufactured pandemic and damaging vaccine the world health organization along with major manufacturers in the pharmaceutical industry have demonstrated clear intent to damage all of mankind. For what purpose is difficult to determine, but it would be safe to assume that there will be those who have been told and know better than to take one of these tainted vaccines, and as a result they will be of superior intelligence and health when put in perspective with those who receive them. The H1N1 vaccination program, when put into the same frame as the obviously engineered virus to go with it, appears to be a clear effort to divide humanity into two groups, those who have lost their intellect, health and sexuality via a tainted vaccination, and those who have not and are therefore superior. It can now be reasoned that it is no longer safe to take ANY vaccination for any reason; please, do not let them get your children.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you ever see a video of major figures getting theirs, keep in mind that not all shots will be created equal!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;References&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The most valuable reference for this article by far was Dr. Sarah Stone, Pharm-D. Thank you so much, you helped sort fact from fiction and made this article possible&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Newsmax.com "Vaccine May Be More Dangerous Than Swine Flu"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercola.com "Squalene: The Swine Flu Vaccine's Dirty Little Secret Exposed"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chiroweb.com "Vaccines May Be Linked to Gulf War Syndrome"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Unify Coalition "Experimental Vaccines / Adjuvants / Squalene:"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Health Freedom Alliance Read this to item 122, it returns to English half a page down!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rense This is an excellent report on the Gulf War Syndrome and Autism, by Neurosergeon Dr Blaylock&lt;br /&gt;	&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6250983125264487590?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6250983125264487590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/10/tainted-nightmare-dr.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6250983125264487590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6250983125264487590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/10/tainted-nightmare-dr.html' title=''/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-9143783348071465531</id><published>2009-08-23T07:37:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T07:39:13.636-07:00</updated><title type='text'>Eloge des révolutions</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; 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color: black;" lang="FR"&gt;Deux cent vingt ans après 1789, le corps de la Révolution bouge encore. François Mitterrand avait pourtant convié Mme Margaret Thatcher et Joseph Mobutu à en vérifier la mise en bière lors des cérémonies du bicentenaire. Dès lors que l’année de la commémoration fut aussi celle de la chute du mur de Berlin, Francis Fukuyama annonça la « fin de l’histoire », c’est-à-dire l’éternité de la domination libérale sur le monde et la fermeture, à ses yeux définitive, de l’hypothèque révolutionnaire. Mais la crise du capitalisme ébranle à nouveau la légitimité des oligarchies au pouvoir. L’air est plus léger, ou plus lourd, selon les préférences. Evoquant &lt;i&gt;« ces intellectuels et artistes qui appellent à la révolte », Le Figaro&lt;/i&gt; se désole déjà : &lt;i&gt;« François Furet semble s’être trompé : la Révolution française n’est pas terminée&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb1" title="Le Figaro, Paris, 9 avril 2009."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Comme beaucoup d’autres, l’historien en question n’avait pourtant pas ménagé sa peine pour en conjurer le souvenir et pour en éloigner la tentation. Autrefois tenue pour l’expression d’une nécessité historique (Marx), d’une &lt;i&gt;« ère nouvelle de l’histoire »&lt;/i&gt; (Goethe), d’une épopée qu’avaient ouverte ces soldats de l’an II chantés par Hugo — &lt;i&gt;« Et l’on voyait marcher ces va-nu-pieds superbes sur le monde ébloui »&lt;/i&gt; —, on ne montrait plus d’elle que le sang sur ses mains. De Rousseau à Mao, une utopie égalitaire, terroriste et vertueuse, aurait piétiné les libertés individuelles, accouché du monstre froid de l’Etat totalitaire. Puis, la « démocratie » s’était ressaisie et l’avait emporté, enjouée, paisible, de marché. Héritière de révolutions elle aussi, seulement d’un autre ordre, à l’anglaise ou à l’américaine, plus politiques que sociales, &lt;i&gt;« décaféinées&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb2" title="« En un mot, ce qu’exige la sensibilité libérale, c’est une révolution (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;On avait également décapité un roi outre-Manche. Mais la résistance de l’aristocratie y ayant été moins vigoureuse qu’en France, la bourgeoisie n’éprouva pas la nécessité de faire alliance avec le peuple pour asseoir sa domination. Dans les milieux favorisés, un tel modèle, sans va-nu-pieds ni sans-culottes, apparaissait plus distingué et moins périlleux que l’autre. Présidente du patronat français, Mme Laurence Parisot ne trahissait donc pas le sentiment de ses mandants en confiant à un journaliste du &lt;i&gt;Financial Times&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;« J’adore l’histoire de France, mais je n’aime pas beaucoup la Révolution. Ce fut un acte d’une violence extrême dont nous souffrons encore. Il a obligé chacun d’entre nous à être dans un camp. »&lt;/i&gt; Elle ajouta : &lt;i&gt;« Nous ne pratiquons pas la démocratie avec autant de succès que l’Angleterre &lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb3" title="Financial Times Magazine, Londres, 7-8 octobre 2006."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;). &lt;i&gt; »&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;« Etre dans un camp » : ce type de polarisation sociale est fâcheux quand il faudrait au contraire, surtout en temps de crise, se montrer solidaire de son entreprise, de son patron, de sa marque — mais en demeurant chacun à sa place. Car, aux yeux de ceux qui ne l’apprécient guère, le tort principal de la révolution n’est pas la violence, un phénomène tristement banal dans l’histoire, mais, chose infiniment plus rare, le bouleversement de l’ordre social qui intervient à l’occasion d’une guerre entre nantis et prolétaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;En 1988, à la recherche d’un argument massue, le président George Herbert Bush tança son adversaire démocrate, M. Michael Dukakis, un technocrate parfaitement inoffensif : &lt;i&gt;« Il veut nous diviser en classes. Ça c’est bon pour l’Europe, mais ce n’est pas l’Amérique. »&lt;/i&gt; Des classes, aux Etats-Unis, on mesure l’horreur d’une telle accusation ! Au point que vingt ans plus tard, au moment où l’état de l’économie américaine paraîtrait imposer des sacrifices aussi inégalement répartis que le furent les bénéfices qui les précédèrent — un vers de &lt;i&gt;l’Internationale&lt;/i&gt; réclame que &lt;i&gt;« le voleur rende gorge »...&lt;/i&gt; —, l’actuel locataire de la Maison Blanche a jugé urgent de désamorcer la colère populaire : &lt;i&gt;« L’une des leçons les plus importantes à tirer de cette crise est que notre économie ne fonctionne que si nous sommes tous ensemble.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;Nous n’avons pas les moyens de voir un démon en chaque investisseur ou entrepreneur qui essaie de réaliser un profit &lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb4" title="Conférence de presse du 24 mars 2009."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;4&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;i&gt; »&lt;/i&gt; Contrairement à ce que prétendent certains de ses adversaires républicains, M. Barack Obama n’est pas un révolutionnaire...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;« La révolution, c’est d’abord une rupture. Celui qui n’accepte pas cette rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; Ainsi parlait Mitterrand en 1971. Depuis, les conditions d’adhésion au Parti socialiste (PS) sont devenues moins draconiennes, puisqu’elles ne rebutent ni le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), M. Dominique Strauss-Kahn, ni celui de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Pascal Lamy. L’idée d’une révolution a également reflué ailleurs, y compris dans les formations les plus radicales. La droite s’est alors emparée du mot, apparemment encore porteur d’espérance, pour en faire le synonyme d’une restauration, d’une destruction des protections sociales conquises, voire arrachées, contre l’« ordre établi »&lt;i&gt;(lire « &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17062"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;Jeunes sarkozystes au poing levé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; »).&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;On reproche leur violence aux grandes révolutions. On s’offusque par exemple du massacre des gardes suisses à l’occasion de la prise des Tuileries en août 1792, ou de celui de la famille impériale russe en juillet 1918 à Iekaterinbourg, ou de la liquidation des officiers de l’armée de Tchang Kaï-chek après la prise du pouvoir par les communistes chinois en 1949. Mais mieux vaudrait alors ne pas avoir précédemment occulté les famines de l’Ancien Régime sur fond de bals à Versailles et de dîme extorquée par les prêtres ; les centaines de manifestants pacifiques de Saint-Pétersbourg fauchés un « dimanche rouge » de janvier 1905 par les soldats de Nicolas II ; les révolutionnaires de Canton et de Shanghaï précipités vivants, en 1927, dans les chaudières des locomotives. Sans rien dire des violences quotidiennes de l’ordre social qu’on entendait autrefois mettre bas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;L’épisode des révolutionnaires brûlés vifs n’a pas seulement marqué ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Chine, il est connu des millions de lecteurs de &lt;i&gt;La Condition humaine.&lt;/i&gt; Car, pendant des décennies, les plus grands écrivains, les plus grands artistes ont fait corps avec le mouvement ouvrier pour célébrer les révolutions, les lendemains qui chantent. Y compris, c’est vrai, en minorant les déconvenues, les tragédies, les petits matins blêmes (police politique, culte de la personnalité, camps de travail, exécutions).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Depuis trente ans, en revanche, on ne parle plus que de cela ; c’est même recommandé pour réussir à l’université, dans la presse, et pour briller à l’Académie. &lt;i&gt;« Qui dit révolution dit irruption de la violence,&lt;/i&gt; explique ainsi l’historien à succès Max Gallo. &lt;i&gt;Nos sociétés sont extrêmement fragiles. La responsabilité majeure de qui a accès à la parole publique est de mettre en garde contre cette irruption&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb5" title="Le Point, Paris, 25 février 2009."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;i&gt; »&lt;/i&gt; Furet estimait pour sa part que toute tentative de transformation radicale était totalitaire ou terroriste. Il en concluait que &lt;i&gt;« l’idée d’une autre société est devenue presque impossible à penser &lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb6" title="François Furet, Le Passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au XXe (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;6&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;) &lt;i&gt; ». &lt;/i&gt;On conçoit qu’une telle impossibilité ne contrariait pas la plupart de ses lecteurs, protégés des orages par une existence agréable de dîners et de débats.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 18pt; text-align: left; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Lucida Sans&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;« ... mais c’est nous qui avions&lt;br /&gt;les plus belles chansons »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;La phobie des révolutions et son corollaire, la légitimation de l’ordre établi, dénichèrent bien d’autres relais que Gallo et Furet. Qu’on pense ici au choix des médias, cinéma compris. Depuis trente ans, ils ont voulu établir qu’hors la démocratie libérale on ne trouvait que régimes tyranniques et connivence entre eux. La place faite au pacte germano-soviétique l’emporta donc largement sur celle réservée à d’autres alliances contre nature, tels les accords de Munich et la poignée de main entre Adolf Hitler et Neville Chamberlain. Le nazi et le conservateur communiaient au moins dans la haine des fronts populaires. Et cette même peur de classe inspira les aristocrates de Ferrare et les maîtres de forges de la Ruhr lorsqu’ils favorisèrent l’arrivée au pouvoir de Benito Mussolini et du IIIe Reich (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb7" title="En 1970, les réalisateurs Vittorio De Sica, dans Le Jardin des Finzi (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;7&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;). Cela, est-il encore permis de le rappeler ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Dans ce cas, allons plus loin… Tout en théorisant avec éclat son refus d’une révolution de type soviétique, qualifiée par un de ses amis de&lt;i&gt;« blanquisme à la sauce tartare »,&lt;/i&gt; une figure aussi respectée par les professeurs de vertu que Léon Blum a réfléchi aux limites d’une transformation sociale dont le suffrage universel serait le seul talisman.&lt;i&gt;« &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Nous ne sommes pas bien sûrs,&lt;/i&gt; prévenait-il en 1924, &lt;i&gt;que les représentants et dirigeants de la société actuelle, au moment où ses principes essentiels leur paraîtraient trop gravement menacés, ne sortent pas eux-mêmes de la légalité. »&lt;/i&gt; Les transgressions de ce genre n’ont en effet pas manqué depuis, du pronunciamiento de Francisco Franco en 1936 au coup d’Etat d’Augusto Pinochet en 1973, sans oublier le renversement de Mohammad Mossadegh en Iran en 1953. Le chef socialiste soulignait au demeurant que &lt;i&gt;« jamais la République n’a été proclamée, en France, par la vertu d’un vote légal rendu dans les formes constitutionnelles. Elle fut installée par la volonté du peuple insurgé contre la légalité existante&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb8" title="Léon Blum, « L’idéal socialiste », La Revue de Paris, mai 1924. Cité par Jean (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;8&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Désormais invoqué pour disqualifier d’autres formes d’intervention collective (dont les grèves dans les services publics, assimilées à des prises d’otages), le suffrage universel serait devenu l’alpha et l’oméga de toute action politique. Les questions que Blum se posa à son propos n’ont pourtant guère vieilli : &lt;i&gt;« Est-il aujourd’hui une pleine réalité ? L’influence du patron et du propriétaire ne pèse- t-elle pas sur les électeurs, avec la pression des puissances d’argent et de la grande presse ? Tout électeur est-il libre du suffrage qu’il émet, libre par la culture de sa pensée, libre par l’indépendance de sa personne ? Et, pour le libérer, ne faudrait-il pas précisément une révolution&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb9" title="Ibid."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;9&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ? »&lt;/i&gt; Il se murmure que le verdict des urnes a cependant déjoué dans trois pays européens — les Pays-Bas, la France, l’Irlande — les pressions conjointes du patronat, des puissances d’argent, de la presse. Pour cette raison même, on n’en a tenu aucun compte...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;« Nous avons perdu toutes les batailles, mais c’est nous qui avions les plus belles chansons. »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; Ce propos, dont l’auteur serait un combattant républicain espagnol cherchant refuge en France après la victoire de Franco, résume à sa manière le problème des conservateurs et de leur lancinante pédagogie de la soumission. Simplement dit, les révolutions laissent dans l’histoire et dans la conscience humaine une trace indélébile, y compris quand elles ont échoué, y compris quand on les a déshonorées. Elles incarnent en effet ce moment si rare où la fatalité se soulève, où le peuple prend l’avantage. D’où leur résonance universelle. Car, chacun à sa manière, les mutins du &lt;i&gt;Potemkine,&lt;/i&gt; les rescapés de la Longue Marche, les &lt;i&gt;barbudos&lt;/i&gt; de la Sierra Maestra ressuscitèrent cette geste des soldats de l’an II qui suggéra à l’historien britannique Eric Hobsbawm que &lt;i&gt;« la Révolution française a révélé la puissance du peuple d’une façon qu’aucun gouvernement ne s’est jamais autorisé à oublier — ne serait-ce que par le souvenir d’une armée improvisée de conscrits non entraînés, mais victorieuse de la puissante coalition formée par les troupes d’élite les plus expérimentées des monarchies européennes&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb10" title="Eric J. Hobsbawm, Aux armes, historiens. Deux siècles d’histoire de la (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;10&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 18pt; text-align: left; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Lucida Sans&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Prévenir les restaurations&lt;br /&gt;conservatrices nées du savoir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Il ne s’agit pas seulement d’un « souvenir » : le vocabulaire politique moderne et la moitié des systèmes juridiques du monde s’inspirent du code que la Révolution a inventé. Et qui pense au tiers-mondisme des années 1960 &lt;i&gt;(lire Alain Gresh, « &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/GRESH/17059"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;Indestructible rêve d’un monde meilleur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; »)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; peut se demander si une part de sa popularité en Europe ne vint pas du sentiment de reconnaissance (au double sens du terme) qu’il fit naître. L’idéal révolutionnaire, égalitaire, émancipateur des Lumières paraissait alors renaître dans le Sud, en partie grâce à des Vietnamiens, des Algériens, des Chinois, des Chiliens qui avaient fait leurs classes sur le Vieux Continent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;L’Empire s’empâtait, d’anciennes colonies prenaient le relais, la révolution continuait. La situation actuelle est différente. L’émancipation de la Chine ou de l’Inde, leur affirmation sur la scène internationale suscitent çà et là curiosité et sympathie, mais elles ne renvoient à aucune espérance « universelle » liée, par exemple, à l’égalité, au droit des opprimés, à un autre modèle de développement, au souci de prévenir les restaurations conservatrices nées du savoir et de la distinction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Si l’engouement international que suscite l’Amérique latine est plus grand, c’est que l’orientation politique y est à la fois démocratique et sociale &lt;i&gt;(lire Maurice Lemoine, « &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEMOINE/17060"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;Cette Amérique latine qui assume l’affrontement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; »).&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; Une certaine gauche européenne a justifié depuis vingt ans la priorité qu’elle accorde aux demandes des classes moyennes en théorisant la fin de la « parenthèse révolutionnaire », l’effacement politique des catégories populaires. Les gouvernants du Venezuela ou de la Bolivie remobilisent au contraire ces dernières en leur prouvant que leur sort est pris en compte, que leur destin historique n’est pas scellé, que le combat continue en somme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Pour souhaitables qu’elles demeurent, les révolutions sont rares. Elles supposent à la fois une masse de mécontents prêts à agir ; un Etat dont la légitimité et l’autorité se trouvent contestées par une fraction de ses partisans habituels (en raison de son impéritie économique, ou de son incurie militaire, ou des divisions internes qui le paralysent puis le disloquent) ; enfin, la préexistence d’idées radicales de remise en cause de l’ordre social, extrêmement minoritaires au départ &lt;i&gt;(lire Laurent Bonelli, « &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/BONELLI/17061"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;En 1789, subversifs malgré eux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; »),&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; mais auxquelles pourront se raccrocher tous ceux dont les anciennes croyances ou loyautés ont été dissoutes (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb11" title="Lire Jack A. Goldstone, Revolution, Wadsworth Publishing, Belmont (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;11&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;L’historienne américaine Victoria Bonnell a étudié les ouvriers de Moscou et de Saint-Pétersbourg à la veille de la première guerre mondiale. Comme il s’agit du seul cas où ce groupe social fut l’acteur majeur d’une révolution « réussie », sa conclusion mérite d’être rapportée : &lt;i&gt;« Ce qui caractérise la conscience révolutionnaire est la conviction que les griefs ne peuvent être satisfaits que par la transformation des institutions existantes et par l’établissement d’une autre organisation sociale&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb12" title="Victoria Bonnell, The Roots of Rebellion. Workers’ Politics and (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;12&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;i&gt; »&lt;/i&gt; Autant dire que cette conscience n’apparaît pas spontanément, sans une mobilisation politique et un bouillonnement intellectuel préalables.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;D’autant qu’en général, et c’est ce à quoi on assiste à l’heure actuelle &lt;i&gt;(lire Michael Klare, « &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/KLARE/17055"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;Géopolitique de l’effervescence&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;), la demande des mouvements sociaux est d’abord défensive. Ils entendent rétablir un contrat social qu’ils jugent violé par les patrons, les propriétaires de terres, les banquiers, les gouvernants. Le pain, le travail, un logement, des études, un projet de vie.Pas (encore) un « avenir radieux », mais l’&lt;i&gt;« image d’un présent débarrassé de ses aspects les plus douloureux&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb13" title="Barrington Moore, Injustice. The Social Bases of Obedience and Revolt, (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;13&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt; C’est seulement ensuite, quand l’incapacité des dominants à remplir les obligations qui légitiment leur pouvoir et leurs privilèges devient manifeste, que la question est parfois posée, au-delà des cercles militants, de savoir &lt;i&gt;« si les rois, les capitalistes, les prêtres, les généraux, les bureaucrates, conservent une utilité sociale&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb14" title="Ibid., p. 84."&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;14&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;)&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt;On peut parler alors de révolution. La transition d’une étape à l’autre peut intervenir vite — deux ans en 1789, quelques mois en 1917 — ou ne jamais se faire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 18pt; text-align: left; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Lucida Sans&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Question posée en 1977 :&lt;br /&gt;pourquoi l’URSS est-elle donc si stable ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;Depuis près de deux siècles, des millions de militants politiques ou syndicaux, d’historiens, de sociologues ont examiné les variables qui déterminent l’issue : la classe dirigeante est-elle divisée et démoralisée ? son appareil répressif intact ? les forces sociales qui aspirent au changement, organisées et capables de s’entendre ? Nulle part ces études n’ont été plus fournies qu’aux Etats-Unis, où il s’agissait souvent de comprendre les révolutions, d’admettre tout ce qu’elles avaient apporté, mais pour en conjurer la perspective effroyable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;La fiabilité de ces travaux s’est révélée... aléatoire. En 1977, par exemple, on se souciait avant tout de l’&lt;i&gt;« ingouvernabilité »&lt;/i&gt; des sociétés capitalistes. Et par contraste on s’interrogeait : pourquoi l’URSS est-elle si stable ? Dans ce dernier cas, les explications se bousculaient : préférence des dirigeants et de la population soviétique pour l’ordre et la stabilité ; socialisation collective confortant les valeurs du régime ; nature non cumulative des problèmes à résoudre, ce qui permettait au parti unique de manœuvrer ; bons résultats économiques qui contribuaient à la stabilité recherchée ; progression du niveau de vie ; statut de grande puissance, etc. (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb15" title="Cf. Seweryn Bialer, Stalin’s Successors. Leadership, Stability, and Change (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;15&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;). Déjà immensément célèbre, le politologue de Yale Samuel Huntington n’avait plus qu’à conclure à partir de cette moisson d’indices concordants : &lt;i&gt;« Aucun des défis prévus dans les prochaines années ne semble qualitativement différent de ceux auxquels le système soviétique a déjà réussi à répondre&lt;/i&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nb16" title="Samuel Huntington, « Remarks on the meaning of stability in the modern era (...)"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;16&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black;" lang="FR"&gt;).&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6pt; text-align: right; direction: ltr; unicode-bidi: embed;" align="right"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 10.5pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-variant: small-caps; color: black;" lang="FR"&gt;Serge Halimi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh1" title="Notes 1"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Le Figaro,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Paris, 9 avril 2009.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh2" title="Notes 2"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;« En un mot, ce qu’exige la sensibilité libérale, c’est une révolution décaféinée, une révolution qui n’aurait pas le goût de la révolution »,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;résume Slavoj Zizek, dans&lt;i&gt;Robespierre : entre vertu et terreur,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Stock, Paris, 2008, p. 10.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh3" title="Notes 3"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Financial Times Magazine,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Londres, 7-8 octobre 2006.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh4" title="Notes 4"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;4&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) Conférence de presse du 24 mars 2009.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh5" title="Notes 5"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Le Point,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Paris, 25 février 2009.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh6" title="Notes 6"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;6&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) François Furet,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Le Passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au XXe siècle,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Robert Laffont - Calmann-Lévy, 1995, p. 572.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh7" title="Notes 7"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;7&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) En 1970, les réalisateurs Vittorio De Sica, dans&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Le Jardin des Finzi Contini,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;et Luchino Visconti, dans&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Les Damnés,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;ont abordé ce sujet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh8" title="Notes 8"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;8&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) Léon Blum, « L’idéal socialiste »,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;La Revue de Paris,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;mai 1924. Cité par Jean Lacouture,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Léon Blum,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Seuil, Paris, 1977, p. 201.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh9" title="Notes 9"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;9&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Ibid.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh10" title="Notes 10"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;10&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) Eric J. Hobsbawm,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Aux armes, historiens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;La Découverte, Paris, 2007, p. 123.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh11" title="Notes 11"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);" lang="FR"&gt;11&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;) Lire Jack A. Goldstone,&lt;i&gt;Revolution,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Wadsworth Publishing, Belmont (Californie), 2002, et Theda Skocpol,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Etats et révolutions sociales,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);" lang="FR"&gt;Fayard, Paris, 1985.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh12" title="Notes 12"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;12&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) Victoria Bonnell,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;The Roots of Rebellion. Workers’ Politics and Organizations in St. Petersburg and Moscow, 1900-1914,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;University of California Press, Berkeley, 1984, p. 7.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh13" title="Notes 13"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;13&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) Barrington Moore,&lt;i&gt;Injustice. The Social Bases of Obedience and Revolt,&lt;/i&gt;Sharpe, White Plains (New York) 1978, p. 209.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh14" title="Notes 14"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;14&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Ibid.,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;p. 84.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh15" title="Notes 15"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;15&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Cf.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Seweryn Bialer,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Stalin’s Successors. Leadership, Stability, and Change in the Soviet Union,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Cambridge University Press, 1977.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: -9pt; line-height: 15.6pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/HALIMI/17050#nh16" title="Notes 16"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;16&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) Samuel Huntington, « Remarks on the meaning of stability in the modern era », dans Seweryn Bialer et Sophia Sluzar (sous la dir. de),&lt;i&gt;Radicalism in the Contemporary Age,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;vol. 3,&lt;i&gt;Strategies and Impact of Contemporary Radicalism,&lt;/i&gt;Westview Press, Boulder (Colorado), 1977, p. 277.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 3pt; text-align: left; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 9.5pt; font-family: &amp;quot;Lucida Sans&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Dossier : comment naissent les révolutions&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/KLARE/17055"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Géopolitique de l’effervescence&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt; par Michael T. Klare&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/KLARE/17118"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Comment naissent les révolutions&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt; par Michael T. Klare&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/ROCCA/17058"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Pour la classe moyenne chinoise, la stabilité avant tout&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt; par Jean-Louis Rocca&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17057"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Ce n’est point un dîner de gala&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEMOINE/17060"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Cette Amérique latine qui assume l’affrontement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt; par Maurice Lemoine&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/BONELLI/17061"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;En 1789, subversifs malgré eux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt; par Laurent Bonelli&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17062"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Jeunes sarkozystes au poing levé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17063"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;« Ils lancent la foudre »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17066"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;Les voix de ceux qu’on n’entend pas&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17067"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Que faire ?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="background: rgb(226, 226, 211) none repeat scroll 0% 0%; margin-right: 0cm; text-align: left; text-indent: -18pt; line-height: 10.2pt; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; direction: ltr; unicode-bidi: embed;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Wingdings; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style=""&gt;§&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 7pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/A/17122"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Même Tocqueville...&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-9143783348071465531?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/9143783348071465531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/eloge-des-revolutions.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/9143783348071465531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/9143783348071465531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/eloge-des-revolutions.html' title='Eloge des révolutions'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1863090263481863587</id><published>2009-08-08T10:49:00.000-07:00</published><updated>2009-08-08T11:40:03.287-07:00</updated><title type='text'>Cacophonie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Décidement tout le monde change d'avis ces jours-ci. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les uns se rappellent qu'ils se sont gourés de suivre untel et qu'ils se sont reveillés enfin d'un long cauchemar pour divulguer au grand jour ce qu'ils savent à propos de cet ogre odieux...Cet hérétique ignoble. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais, le plus beau est le cas d'autres qui sortent au grand jour pour préciser qu'ils ont été mal jugés, mal compris et victimes d'une grosse méprise lorsqu'on les a collés à une idée auquelle ils n'appartiennent pas ni de près de ni loin. Et ils s'efforcent de rappeler leur loyauté au grand manitou. Il faut le faire si vous ne l'avez pas encore fait car l'oeil du maître règne partout....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a un troisième groupe que je vais délibérément ignoré, ce sont ceux qui suivent éternellement; ceux qui ne sont sont jamais absents, ils sont et seront, dans toutes les occasions, fidèles aux postes chantant les louanges de leur humble maître qui le leur en bien en privilèges et en cadeaux. Ce sont les gardes-fous de la légitimité plus que cinquantenaire et si Dieu le veut centenaire du grand Zeus. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cherche à comprendre...C'est la cacophonie totale. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1863090263481863587?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1863090263481863587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/cacophonie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1863090263481863587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1863090263481863587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/cacophonie.html' title='Cacophonie'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-191146216966375022</id><published>2009-08-08T10:47:00.000-07:00</published><updated>2009-08-08T11:32:30.062-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Qu'est-ce que je m'emerde!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-191146216966375022?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/191146216966375022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/191146216966375022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/191146216966375022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/08/blog-post.html' title=''/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6238988687035572740</id><published>2009-07-24T02:52:00.000-07:00</published><updated>2009-07-24T04:13:24.103-07:00</updated><title type='text'>Grippe, peste et maladie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmmXSyz0q7I/AAAAAAAAAEo/u5yDx253Hak/s1600-h/2207tamiflu-A.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 277px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmmXSyz0q7I/AAAAAAAAAEo/u5yDx253Hak/s400/2207tamiflu-A.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361983180493859762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vraiment!!! Il ne nous manquait plus que la grippe porcine....Avec tous les problèmes que nous affrontons quotidiennement, voilà que cette maladie/épidémie  vient encore nous emmerder et elle menace de se transformer en pandémie. Plus que cela, l'OMS déclare que le virus H1N1 ne peut plus etre stoppé et que toute les probabilités sont possibles et qu'elle ne rejette  pas un scenario catastrophe, l'extinction du genre humain comme risquait de le faire le peste au moyen âge.&lt;br /&gt;Alors, si j'ai bien compris, la maladie est partout. Elle nous guette, se cachant pour mieux prendre de l'élan, pour ensuite surgir et se jeter sur nous comme un monstre assoiffe de chair et de sang.&lt;br /&gt;Ai-je peur? se disait Ammar. Devrais-je ne pas sortir de chez moi? sa mère lui disait souvent qu'il n'y a pas raison d'avoir peur car si tu dois mourir, tu mourras si telle est la volonté divine. Ainsi soit-il!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6238988687035572740?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6238988687035572740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/grippe-peste-et-maladie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6238988687035572740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6238988687035572740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/grippe-peste-et-maladie.html' title='Grippe, peste et maladie'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmmXSyz0q7I/AAAAAAAAAEo/u5yDx253Hak/s72-c/2207tamiflu-A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-7545657245008836249</id><published>2009-07-23T10:41:00.001-07:00</published><updated>2009-08-08T11:40:47.313-07:00</updated><title type='text'>La Gueyla et la mer 2...</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Arrivé à la plage, Ammar se fraya un passage avec grosse difficulté tellement il y'avait du monde. Tout le pays semblait s'être invité à la Goulette. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Il était fasciné par ce spectacle gratuit de nudité vulgaire, exposée comme ça sous le soleil de cette gueyla torride.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Chacun était occupé par ce qu'il était entrain de faire. Les uns, en pleine cohue, jouaient un match très disputé. D'autres sirotaient quelques bières chaudes et leur langage se transformait progressivement en poésie de vulgarités. Des jeunes filles pas loin de lui, accoutrées dans des maillots de bain au couleurs criardes achetés chez le chiffonnier du quartier, lorgnaient les passants à la recherche d'un mari qui tarde à venir ou au à défaut l'amant d'une nuit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Et dans la mêlée de ce beau monde, Ammar se sentait seul et étranger... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-7545657245008836249?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/7545657245008836249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/la-gueyla-et-la-mer-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7545657245008836249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7545657245008836249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/la-gueyla-et-la-mer-2.html' title='La Gueyla et la mer 2...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-7779449272192387566</id><published>2009-07-23T10:11:00.000-07:00</published><updated>2009-08-08T11:41:38.865-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!?????????????????????????&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-7779449272192387566?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/7779449272192387566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7779449272192387566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7779449272192387566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post_23.html' title=''/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-8159595192622829845</id><published>2009-07-20T10:41:00.000-07:00</published><updated>2009-07-20T13:02:46.260-07:00</updated><title type='text'>liberté</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmTMuVnoP_I/AAAAAAAAAEg/Jaa8vTFlabQ/s1600-h/5691_1052078276866_1673063310_94765_6629969_s.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 112px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmTMuVnoP_I/AAAAAAAAAEg/Jaa8vTFlabQ/s400/5691_1052078276866_1673063310_94765_6629969_s.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360634552927141874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Bonjour ammar,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Je t'écris cette lettre pour t'exprimer toute ma gratitude pour l'effort que tu consens dans la construction de ce blog qui sera une lumière sur le chemin de la &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;libération&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; finale de ce misérable peuple.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Fais ce que tu as à faire...Nous écoutons, nous sommes tous avec toi et rien n'arrêtera la marche vers la liberté...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-8159595192622829845?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/8159595192622829845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/liberte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8159595192622829845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8159595192622829845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/liberte.html' title='liberté'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmTMuVnoP_I/AAAAAAAAAEg/Jaa8vTFlabQ/s72-c/5691_1052078276866_1673063310_94765_6629969_s.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-4834442685098624634</id><published>2009-07-20T10:40:00.000-07:00</published><updated>2009-07-20T10:40:59.081-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-4834442685098624634?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/4834442685098624634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4834442685098624634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4834442685098624634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post_20.html' title=''/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1813121309269798206</id><published>2009-07-18T12:54:00.000-07:00</published><updated>2009-07-18T13:10:42.147-07:00</updated><title type='text'>Tunisie : Ben Ali ou le syndrome d'Iznogoud au pouvoir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmIr2Oue61I/AAAAAAAAAEQ/wJFJJwwTgyw/s1600-h/20080328benaliinside.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 343px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmIr2Oue61I/AAAAAAAAAEQ/wJFJJwwTgyw/s400/20080328benaliinside.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359894717190302546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  line-height: 17px; font-family:Arial;font-size:12px;"&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Allié de l'Europe dans l'Union pour la Méditerranée, le président tunisien est idéal-typique de ses homologues régionaux du Sud. Vingt ans de cris contre sa gouvernance dictatoriale ne l'ont guère infléchie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Dirigeant son pays aujourd'hui comme hier, il est même aux commandes, selon son slogan, de » la Tunisie de demain » : tout de Zine Ben Ali peinturluré, le présent est projeté dans un avenir du même coup inscrit dans une simple répétition du passé. Une énième reconduction en 2009 est ainsi banalisée. Mais plutôt que de continuer de mettre ces plébiscites renouvelés sur le seul compte d'un pouvoir tout-puissant, les opposants ne devraient-ils pas, au contraire, s'interroger enfin sur leurs propres responsabilités dans ce succès ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;En fait, cette question se heurte à un sérieux handicap : certes interdit par le pouvoir, le débat n'a pas davantage lieu au sein de l'opposition. Celle-ci reproduit, de son côté, une démarche improductive en entretenant le tabou de ses illusions perdues.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;La première est de faire accroire que le discours inaugural du général Ben Ali répondait aux revendications des démocrates. Or, il n'y a nulle contradiction entre sa quasi constitutionnelle déclaration-programme du 7 novembre 1987 et l'autoritarisme du régime. Car lorsque le successeur de Habib Bourguiba affirmait incarner une rupture en promettant d'instaurer le pluralisme, c'est, précisait-t-il aussitôt, » dans le cadre de l'ordre et de la discipline » . Conjuguée ou pas avec le curriculum militaro-policier de son auteur, cette précision trahissait d'emblée sa conception de la démocratie : casernée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Quant à la croyance dogmatique en une première période libérale du régime, elle est aussi aveugle. Aucun détenu politique durant 1988 et 1989 ? Victime d'un coup d'Etat, placé en résidence surveillée, le vieux » Combattant suprême » entamait la liste des prisonniers d'opinion. Des espaces d'expression ? Uniquement pour a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;cclamer le putschiste. Une liberté de la presse ? Deux journaux emblématiques d'un esprit critique, Le Phare et Erraï, ont été contraints de disparaître dans l'indifférence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Pendant ce temps, la classe politique, islamistes compris, signait, le jour du premier anniversaire de sa prise de pouvoir, un Pacte national avec le nouveau chef de l'Etat. Avant de porter religieusement sa candidature unique aux élections. Cette logique de compromission suffit à rendre illusoires les années suivantes de promesses présidentielles prétendument oubliées, puis trahies.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Mais, aujourd'hui encore, on reproche à M. Ben Ali de ne pas traduire ses propos dans les faits. N'avait-il pas déclaré, en s'installant à Carthage, que&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; » l'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie, ni succession automatique à la tête de l'Etat desquelles le peuple se trouve exclu » ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;La réponse tient en ceci. Il l'y inclut ! De gré ou de force, sans parler des réfractaires incorrigibles, punis par la réclusion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;En réalité, le » tort » de M. Ben Ali est qu'il n'a pas satisfait, non les désirs, mais les fantasmes démocratiques de ses opposants, qui avaient été subjugués à son avènement. Sceau d'une tradition trentenaire de tentatives d'éviction de celui qui, pour avoir fondé un Etat-nation en Afrique du Nord, se comparait à un Jugurtha qui a réussi, l' » Artisan du changement » réussit, lui, là où des générations successives d'Iznogoud avaient lamentablement échoué.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Les Tunisiens ont dès lors trop vite cru qu'ils allaient enfin participer à la gestion de leurs affaires, partager en quelque sorte avec lui son rêve concrétisé. Mais l'homme qui veut être Calife à la place du Calife est monomaniaque. Parvenu à ses fins, sorti de son rôle, c'est plutôt un cauchemar qu'il endure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;De crainte qu'un comploteur ne le déloge à son tour, il verrouille de l'intérieur. Isolé du monde, il n'a d'autre choix que de s'en prendre à lui-même, et soulage sa souffrance en conjuguant son leitmotiv au futur antérieur : Zine aura été dégommé quand Ben Ali lui succèdera, et vice-versa. Le tout au prix de l'imposition de son tourment à ses compatriotes, sommés d'accepter sa douleur en partage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Contre la pérennité de cette emprise, les contestataires peuvent néanmoins réunir un front du refus, pour l'heure disséminé. A condition toutefois d'un aggiornamento : rompre avec la croyance en une liberté octroyée par le haut. Cela constitue d'ailleurs un préalable au tarissement des deux principales sources de légitimité du potentat. La sécurité de la société ? La lutte contre l'intégrisme est contredite par une politique de surenchère religieuse favorisant au contraire fanatisme et terrorisme. La prospérité ? Les fruits d'une forte croissance économique somme toute naturelle dans un pays en développement sont pourris par une corruption étendue, qui nourrit les sirènes de l'extrémisme religieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;C'est en dessillant les yeux sur cette double faiblesse structurelle du pouvoir que l'opposition ouvrira la voie à l'émergence de forces d'alternance que le processus euro-méditerranéen initié à Barcelone, trop timoré en matière de respect de la démocratie et des droits de l'homme, devra bien prendre en considération.                        &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 13px; color: rgb(178, 178, 178);  "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;margin-top: 0.9em; margin-bottom: 0.9em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 13px; color: rgb(178, 178, 178);  "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;                                                                                                                                                    Par Wicem Souissi &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);  line-height: 17px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;                                                                                                                                      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1813121309269798206?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1813121309269798206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/tunisie-ben-ali-ou-le-syndrome.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1813121309269798206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1813121309269798206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/tunisie-ben-ali-ou-le-syndrome.html' title='Tunisie : Ben Ali ou le syndrome d&apos;Iznogoud au pouvoir'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmIr2Oue61I/AAAAAAAAAEQ/wJFJJwwTgyw/s72-c/20080328benaliinside.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-8368661340366380886</id><published>2009-07-18T03:39:00.000-07:00</published><updated>2009-07-23T10:40:59.720-07:00</updated><title type='text'>la Gueyla et la mer1...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmG0T-HQoyI/AAAAAAAAAEA/1R8dIehCs6o/s1600-h/3411527771_f62ea033c4_m.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmG0T-HQoyI/AAAAAAAAAEA/1R8dIehCs6o/s400/3411527771_f62ea033c4_m.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359763286731563810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Aujourd'hui Ammar décida subitement, sur un coup de tête d'aller à la plage. Dehors, c'etait la canicule.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Une chaleur étouffante qui caractérise les ''gueylas'' tunisiennes, rendait la besogne fastidieuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Dans le car safran, puisque c'était dimanche, tous les habitants de son quartier semblaient être là. Ils étaient entassés les uns sur les autres. Les odeurs...je ne vous raconte pas: les espadrilles, les aisselles et les bouches asséchées par la soif s'etaient alliées pour former une odeur charognarde renversante. De plus, un bourdonnement assourdissant, tel un marteau piqueur, lui donnait des maux de tête horribles car tout le monde parlait ensemble à tue-tête sans vouloir se taire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Arrivé à destination, le chauffeur, d'une main lourde, pressa un bouton libérant les portes qui s'ouvrirent bruyamment. Le chauffeur comme heureux de se débarrasser enfin d'un fardeau, lorgnait du bout des yeux avec un sourire malicieux et mesquin, cette horde d'estivants à la quête d'un peu de fraîcheur loin de leurs cités dortoirs où la pourriture et les moustiques sévissent...     &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-8368661340366380886?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/8368661340366380886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8368661340366380886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8368661340366380886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/blog-post.html' title='la Gueyla et la mer1...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SmG0T-HQoyI/AAAAAAAAAEA/1R8dIehCs6o/s72-c/3411527771_f62ea033c4_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1739824588611375143</id><published>2009-07-16T16:27:00.000-07:00</published><updated>2009-07-16T16:51:02.510-07:00</updated><title type='text'>Spleen!!!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Je ne sais ce qui se passe dans ma vie...Rien de nouveau mais surtout rien de spécial. Jamais je ne me suis plaint mais cette fois-ci je m'emmerde à mourir. faut-il que je change mon rythme de vie, que je me transforme en un autre. je cherche encore. certains me disent que c'est la crise de la quarantaine. D'autres vont dans le même sens et affirment que c'est une période de la vie où les gens n'ont envie de rien, ne veulent rien mais ils s'emmerdent à mourir. c'est moi et je ne sais quoi faire...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1739824588611375143?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1739824588611375143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/ccccc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1739824588611375143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1739824588611375143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/ccccc.html' title='Spleen!!!'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-311240976099029542</id><published>2009-07-08T04:35:00.000-07:00</published><updated>2009-07-16T16:52:10.695-07:00</updated><title type='text'>Suivre ou se laisser aller</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SlSJTh2jRqI/AAAAAAAAADw/c5MCNQ1ATQU/s1600-h/Unbalanced_Struggle_by_Avocato.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 93px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SlSJTh2jRqI/AAAAAAAAADw/c5MCNQ1ATQU/s400/Unbalanced_Struggle_by_Avocato.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356056825448056482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; "&gt;Que faire face à ce flux inexorable d'informations...Suivre ou se laisser aller comme ''Zeinab fi mahab ilrih'': la bande passante me tue...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-311240976099029542?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/311240976099029542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/suivre-ou-se-laisser-aller.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/311240976099029542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/311240976099029542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/suivre-ou-se-laisser-aller.html' title='Suivre ou se laisser aller'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SlSJTh2jRqI/AAAAAAAAADw/c5MCNQ1ATQU/s72-c/Unbalanced_Struggle_by_Avocato.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-4646170241945641036</id><published>2009-07-03T13:04:00.000-07:00</published><updated>2009-07-16T16:49:32.443-07:00</updated><title type='text'>Dis oui ou t'es mort!!!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk51ouKOZpI/AAAAAAAAADo/ekSla230o7o/s1600-h/jmenfoutiste.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk51ouKOZpI/AAAAAAAAADo/ekSla230o7o/s400/jmenfoutiste.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354346349436233362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Plusieurs de nos chers concitoyens me paraissent bizarres. Je ne les comprends pas ou plus précisément, je n'arrivent pas à percer le fond de leurs pensées: non seulement, ils sont indifférents à la chose publique de leur pays-ils s'en foutent éperdument- ou bien ils vous lancent avec une insolence qui vous tue leur fameuse devise ''On est bien comme ça-pourquoi changer?'' ou encore la rengaine ''y'a t-il mieux que lui?''.&lt;br /&gt;Quelques uns le répètent comme ça par ''jmenfoutisme'' mais la plupart par peur; une peur bleue qui les tient au ventre et leur donne des diarrhées aiguës à chaque fois qu'ils pensent à dire non ou à exprimer la moindre contestation. J'ai vu des ''grosse têtes'', des intellos ou des cadres -la matière  grise, les cols blancs; ceux qui font la pluie et le bon temps dans d'autres pays démocratiques- faire profil bas chez-nous au pays de la liesse éternelle.&lt;br /&gt;Tu les  vois parler à voix basse dans les lieux publics lorsqu'il leur arrive de parler de politique car disent-ils l'œil du maitre règne partout. IL contrôle; il infiltre et il punit durement quand il se sent menacé. Pas de place aux à-peu-près; on est maître ou on ne l'est pas vous diront-ils en boucle tel un vieux refrain ringard que vous n'aimez plus mais que vous êtes obligé d'entendre chaque fois, n'importe où vous allez.&lt;br /&gt;Ils vous traiteront de fêlé ou de connard  s'ils vous respectent ou s'ils ne vous connaissent pas et de sale vendu à la solde de la CIA ou du sionisme international si vraiment vous dépassez les limites du bienséant politique. Contentez-vous de ce qu'on vous donne, sauvegardez votre petite part de bonheur autorisée et n'en demandez pas plus...Ne vous lamentez pas!!!&lt;br /&gt;Gare à vous si vous faîtes le plus intelligent. Alignez-vous, ''marchez sous le mur'', vous dirait ma mère-si vous voulez être réglo là bas au pays de la liesse éternelle...  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-4646170241945641036?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/4646170241945641036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/dis-oui-ou-tes-mort.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4646170241945641036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4646170241945641036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/dis-oui-ou-tes-mort.html' title='Dis oui ou t&apos;es mort!!!'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk51ouKOZpI/AAAAAAAAADo/ekSla230o7o/s72-c/jmenfoutiste.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-5255329435154264832</id><published>2009-07-02T11:36:00.000-07:00</published><updated>2009-07-03T14:37:24.084-07:00</updated><title type='text'>la vie était  belle...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk0N9G_Ey-I/AAAAAAAAADY/a1AXbhFqO9g/s1600-h/zarzis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 189px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk0N9G_Ey-I/AAAAAAAAADY/a1AXbhFqO9g/s400/zarzis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353950875511737314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il y'avait un temps où la vie était innocente sans préjugés et sans arrières-pensées là bas au pays de la joie éternelle: ce n'était pas le paradis mais il faisait bon d'y vivre. Ces temps là me manquent tant... Que faire à la marche inexorable du temps!!!  Il se peu que la chose publique ne m'intéressait pas et que j'étais plus adonné aux plaisirs superflus de la vie mais je suis sûr que la vie était  belle...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-5255329435154264832?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/5255329435154264832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/il-yavait-un-temps-ou-la-vie-etait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/5255329435154264832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/5255329435154264832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/il-yavait-un-temps-ou-la-vie-etait.html' title='la vie était  belle...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sk0N9G_Ey-I/AAAAAAAAADY/a1AXbhFqO9g/s72-c/zarzis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-8450724358858266891</id><published>2009-07-01T12:47:00.000-07:00</published><updated>2009-07-02T14:34:41.471-07:00</updated><title type='text'>bloguer pour le meilleur et pour le pire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Skz93h0owVI/AAAAAAAAADQ/r52hlu5U1nI/s1600-h/1776798151_d4f9249354_m.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Skz93h0owVI/AAAAAAAAADQ/r52hlu5U1nI/s400/1776798151_d4f9249354_m.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353933187450454354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les blogs pullulent comme des champignons aux pays de la liesse éternelle. En effet, las d'un paysage médiatique qui n'as rien de médiatique: médiocre et muselé, nos chers concitoyens se réfugient dans la toile mettant à contribution la bande passante pour le meilleur et pour le pire. Quand je tombe sur un journal de chez nous et je dis bien je tombe car j'en achète jamais. je le trouve trop cher pour le contenu qu'il offre aux gens, je saute la photo de sa majesté pour aller illico presto à la page des annonces. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des fois ma mère envoie ma petite soeur en acheter un pour essuyer les carreaux des vitres car elle affirme que rien n'égale un journal de la place pour mener à bien cette besogne délicate: la Presse est le meilleur dit-elle Al Hadath ou Al sarih non- trop d'encre pour rien. A la poubelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notre chère télé nationale; vaut mieux ne pas en parler. Un jour ma fille remarqua du haut de ses 6 ans qu'elle en avait vraiment par dessus le marché de canal 7 que des chansons médiocres ou des matchs commentés par Si Taoufiq Labidi. Je lui réponds qu'au moins, nous avons des nouvelles du pays et de sa majesté car moi les nouvelles de sa majesté, je ne peux m'en passer. C'est comme le chocolat...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-8450724358858266891?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/8450724358858266891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/bloguer-pour-le-meilleur-et-pour-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8450724358858266891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/8450724358858266891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/07/bloguer-pour-le-meilleur-et-pour-le.html' title='bloguer pour le meilleur et pour le pire'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Skz93h0owVI/AAAAAAAAADQ/r52hlu5U1nI/s72-c/1776798151_d4f9249354_m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6864718106964723836</id><published>2009-06-21T13:10:00.001-07:00</published><updated>2009-06-21T13:17:48.129-07:00</updated><title type='text'>Iran : le bobard de l’ « élection volée »</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj6VTA0_CUI/AAAAAAAAADI/4XziH8CfoLk/s1600-h/1-248.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 400px; height: 250px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj6VTA0_CUI/AAAAAAAAADI/4XziH8CfoLk/s400/1-248.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349877561235016002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; « Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »&lt;br /&gt;             Editorial du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, 15 juin 2009.             &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot155.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Venezuela&lt;/a&gt; et à &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot109.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, tout en fabriquant allègrement un « succès               électoral » au &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot118.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Liban&lt;/a&gt;, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y               a recueilli plus de 53 % des suffrages.             &lt;/div&gt;             &lt;div&gt;               Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-&lt;wbr&gt;populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix). &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le &lt;em&gt;New York Times,&lt;/em&gt; CNN, le &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ». &lt;/div&gt;             &lt;h3 class="EC_spip"&gt;               Le bobard de la fraude             &lt;/h3&gt;             &lt;div&gt; Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ». &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt;               Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral… &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;New York               Times&lt;/em&gt; afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [&lt;a id="EC_nh1" class="EC_spip_note" title="Washington Post, 15 juin 2009" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb1" target="_blank" name="EC_nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [&lt;a id="EC_nh2" class="EC_spip_note" title="Washington Post, 15 juin 2009" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb2" target="_blank" name="EC_nh2"&gt;2&lt;/a&gt;]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontaliè&lt;wbr&gt;res sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilé&lt;wbr&gt;gié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires               subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.             &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-&lt;wbr&gt;populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !.. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » [&lt;a id="EC_nh3" class="EC_spip_note" title="Financial Times, 16 juin 2009, p. 4." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb3" target="_blank" name="EC_nh3"&gt;3&lt;/a&gt;]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis               en cause le résultat des élections iraniennes.             &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires. &lt;/div&gt;             &lt;div&gt; Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste… &lt;/div&gt;                                                                   &lt;table style="width: 400px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="80"&gt;                   &lt;img alt=" " src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" width="80" height="1" /&gt;                 &lt;/td&gt;                 &lt;td class="EC_texte" width="320" align="right"&gt;                   &lt;a name="auteur120017" target="_blank" id="auteur120017"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a class="EC_texte" href="http://www.voltairenet.org/auteur120017.html?lang=fr" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;James                   Petras&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                 &lt;div&gt;                     &lt;span class="EC_texte2"&gt;James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.axisforpeace.net/" target="_blank"&gt;Axis for                     Peace&lt;/a&gt; organisée par le &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Réseau Voltaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;                   &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;                 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6864718106964723836?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6864718106964723836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/iran-le-bobard-de-l-election-volee_21.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6864718106964723836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6864718106964723836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/iran-le-bobard-de-l-election-volee_21.html' title='Iran : le bobard de l’ « élection volée »'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj6VTA0_CUI/AAAAAAAAADI/4XziH8CfoLk/s72-c/1-248.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-3263336842209694410</id><published>2009-06-21T13:10:00.000-07:00</published><updated>2009-06-21T13:14:42.654-07:00</updated><title type='text'>Iran : le bobard de l’ « élection volée »</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; « Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »&lt;br /&gt;              Editorial du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, 15 juin 2009.             &lt;/div&gt;&lt;div&gt;             &lt;/div&gt; Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot155.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Venezuela&lt;/a&gt; et à &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot109.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, tout en fabriquant allègrement un « succès               électoral » au &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.voltairenet.org/mot118.html?lang=fr" target="_blank"&gt;Liban&lt;/a&gt;, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y               a recueilli plus de 53 % des suffrages.             &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt;               Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-&lt;wbr&gt;populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix). &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le &lt;em&gt;New York Times,&lt;/em&gt; CNN, le &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ». &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;" class="EC_spip"&gt;               Le bobard de la fraude             &lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ». &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt;               Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral… &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;New York               Times&lt;/em&gt; afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [&lt;a id="EC_nh1" class="EC_spip_note" title="Washington Post, 15 juin 2009" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb1" target="_blank" name="EC_nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [&lt;a id="EC_nh2" class="EC_spip_note" title="Washington Post, 15 juin 2009" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb2" target="_blank" name="EC_nh2"&gt;2&lt;/a&gt;]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontaliè&lt;wbr&gt;res sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilé&lt;wbr&gt;gié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires               subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.             &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-&lt;wbr&gt;populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !.. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » [&lt;a id="EC_nh3" class="EC_spip_note" title="Financial Times, 16 juin 2009, p. 4." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article160669.html#nb3" target="_blank" name="EC_nh3"&gt;3&lt;/a&gt;]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis               en cause le résultat des élections iraniennes.             &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires. &lt;div style="text-align: justify;"&gt;             &lt;/div&gt; Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…                                                                    &lt;table style="width: 400px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign="top"&gt;&lt;td width="80"&gt;                   &lt;img alt=" " src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" width="80" height="1" /&gt;                 &lt;/td&gt;                 &lt;td style="text-align: right;" class="EC_texte" width="320"&gt;                   &lt;a name="auteur120017" target="_blank" id="auteur120017"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a class="EC_texte" href="http://www.voltairenet.org/auteur120017.html?lang=fr" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;James                   Petras&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                                       &lt;span class="EC_texte2"&gt;James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » &lt;a class="EC_spip_out" href="http://www.axisforpeace.net/" target="_blank"&gt;Axis for                     Peace&lt;/a&gt; organisée par le &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Réseau Voltaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;                  &lt;br /&gt;                  &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-3263336842209694410?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/3263336842209694410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/iran-le-bobard-de-l-election-volee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/3263336842209694410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/3263336842209694410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/iran-le-bobard-de-l-election-volee.html' title='Iran : le bobard de l’ « élection volée »'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6164463586239364910</id><published>2009-06-20T12:43:00.001-07:00</published><updated>2009-07-03T14:43:48.711-07:00</updated><title type='text'>Connard!!!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj1J2sN2_nI/AAAAAAAAADA/i0d9EA-HO_k/s1600-h/Untitled_11_by_Avocato.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 150px; height: 108px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj1J2sN2_nI/AAAAAAAAADA/i0d9EA-HO_k/s400/Untitled_11_by_Avocato.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349513136317070962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;J'en ai marre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d'être un connard!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Perdu dans les boulevards...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;léchant les bazars&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;comme un têtard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;je le sais car...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;un connard, c'est un fêtard...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;sans fête, sans fard...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;sans rien quoi...j'en ai marre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d'être un connard!!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;l'autre jour, au Manar...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Du côté de chez ma copine Hazar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;la sœur de Nizar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;il m'a prêté un dinar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;pour acheter des pétards&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;je fume, oui...même dans le car!!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;J'oublie...donc, du côté de chez Hazar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;je suis tombé sur mon ancien prof à la fac Gérard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Que fais-tu ici Ammar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;toujours en retard!!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;En retard, non...Je rêve d'aller au pays du dollar...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;J'attends les papiers...et en attendant, je fqis le débrouillard...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;J'en ai marre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d'être un connard...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Perdu dans les boulevards...!!!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6164463586239364910?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6164463586239364910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/connard.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6164463586239364910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6164463586239364910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/connard.html' title='Connard!!!'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sj1J2sN2_nI/AAAAAAAAADA/i0d9EA-HO_k/s72-c/Untitled_11_by_Avocato.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-992039305234146947</id><published>2009-06-14T12:19:00.000-07:00</published><updated>2009-07-03T14:46:19.875-07:00</updated><title type='text'>why you hate your self</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjVah5RhYgI/AAAAAAAAAC4/v9RwGG1_sYE/s1600-h/WPVA-khamsa.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 124px; height: 160px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjVah5RhYgI/AAAAAAAAAC4/v9RwGG1_sYE/s400/WPVA-khamsa.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347279670928826882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: webdings;"&gt;J'ai l'impression, depuis quelque temps, que plusieurs de nos concitoyens se cherchent... Ils s'efforcent de s'octroyer une identité qui ne peut en aucun cas être la leur. Ainsi, certains se voient Carthaginois, d'autres se prétendent berbères et affirment dans le même ordre d'idée  que les arabes sont des envahisseurs. le plus beau, c'est que je suis tombé sur des gens qui se prennent  pour des Européens et plus précisément pour des Français. Ces derniers sont à mon sens les plus atteints par le syndrome de le "remise en cause permanente de soi-même" ou disons le pour appeler un chat un chat la "haine de soi-même". Ces "Francis" qui règlent leurs montres à l'heure de &lt;a class="zem_slink" href="http://maps.google.com/maps?ll=48.8666666667,2.33305555556&amp;amp;spn=0.1,0.1&amp;amp;q=48.8666666667,2.33305555556%20%28Paris%29&amp;amp;t=h" title="Paris" rel="geolocation"&gt;Paris&lt;/a&gt; ont complètement adopté le "&lt;a class="zem_slink" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_language" title="French language" rel="wikipedia"&gt;french&lt;/a&gt; way of life". Quelques un parmi eux sont tellement atteints par la dite maladie qu'il trouvent la viande de porc un délice incomparable. "C'est succulent, goûte" me disait l'un d'entre eux au cours d'un passage à Paris.&lt;br /&gt;bref, si &lt;a class="zem_slink" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldun" title="Ibn Khaldun" rel="wikipedia"&gt;Ibn khaldoun&lt;/a&gt; dans sa fameuse "mouqadima" a expliqué le phénomène par sa fameuse dualité du vainqueur/vaincu, le dernier étant passionné par l'imitation du premier. Mais, c'est &lt;a class="zem_slink" href="http://www.amazon.com/Malcolm-X-Region-Denzel-Washington/dp/B00005A7TO%3FSubscriptionId%3D0G81C5DAZ03ZR9WH9X82%26tag%3Dzemanta-20%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3DB00005A7TO" title="Malcolm X [Region 2]" rel="amazon"&gt;Malcolm X&lt;/a&gt; qui a le plus que quiconque expliqué ce "vice maladif" en criant à tue-tête au cours de l'un de ses nombreux discours: "&lt;span&gt;why you hate your self&lt;/span&gt;"...Mais la plupart de ceux dont je vous ai parlé se plaisent à s'en ficher éperdument. plus que cela ils crânent et ils vous narguent!!!Mais surtout ne perdez pas votre sans froid!!!&lt;br /&gt;                                                                                                                                                                                               &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ammar dit le Jmenfoutiste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;            &lt;div style="margin-top: 10px; height: 15px;" class="zemanta-pixie"&gt;&lt;a class="zemanta-pixie-a" href="http://reblog.zemanta.com/zemified/d43dce00-a313-4ae3-a0b6-e5b3971dee98/" title="Reblog this post [with Zemanta]"&gt;&lt;img style="border: medium none ; float: right;" class="zemanta-pixie-img" src="http://img.zemanta.com/reblog_e.png?x-id=d43dce00-a313-4ae3-a0b6-e5b3971dee98" alt="Reblog this post [with Zemanta]" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="zem-script more-related pretty-attribution"&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://static.zemanta.com/readside/loader.js" defer="defer"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-992039305234146947?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/992039305234146947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/why-you-hate-your-self.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/992039305234146947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/992039305234146947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/why-you-hate-your-self.html' title='why you hate your self'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjVah5RhYgI/AAAAAAAAAC4/v9RwGG1_sYE/s72-c/WPVA-khamsa.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-4674425584881414258</id><published>2009-06-12T13:24:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T14:02:44.325-07:00</updated><title type='text'>Football et politique à Tunis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjLCVWwqvBI/AAAAAAAAACg/WT348XcbQ8w/s1600-h/le-ballon-d-or-france-football_diaporama.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 303px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjLCVWwqvBI/AAAAAAAAACg/WT348XcbQ8w/s400/le-ballon-d-or-france-football_diaporama.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346549379784948754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Franck MOROY*&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le sport ne se résume pas uniquement en un affrontement codifié de deux ou plusieurs acteurs, en un spectacle permettant à une communauté de reconstituer un tissu social altéré ou en un rituel au cours duquel une foule partisane se "&lt;i&gt;met en scène&lt;/i&gt;"1. Il est aussi un inépuisable réservoir de capitaux symboliques et de registres d’identifications dans lequel puisent volontiers les acteurs - sportifs et/ou politiques - ou qu’ils s’efforcent de maîtriser ou de s’approprier à des fins de légitimation. Prisme d’étude original et privilégié, il se pose comme un précieux "détour" dans l’analyse pour qui souhaite appréhender des phénomènes politiques. "&lt;i&gt;Aujourd’hui, si le match de football conserve ses dimensions guerrières, ce n’est plus nécessairement la nation qui est au cœur de l’affrontement sportif. (...) la guerre, avec ses drapeaux, ses clairons, ses cartons rouges, ses joueurs "crucifiés", ses chants de haine ou d’amour, est redevenue, du moins à ce niveau, une affaire de cités&lt;/i&gt;" soulignait récemment Pierre Milza2. Adopter cet angle et cette échelle d’investigation revient à placer au cœur de l’analyse les clubs et les associations sportives. Les clubs sont les acteurs d’un vaste réseau de relations symboliques et incarnent à la fois l’histoire et le destin de villes et de communautés (nationales, religieuses, ethniques, etc.), de cultures et d’identités locales ou régionales, souvent rivales. Comme le souligne C. Bromberger, "&lt;i&gt;à l’arrière-plan de ces engouements [les matchs de football] (...) se profilent des histoires singulières de villes (...&lt;/i&gt;)"3.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Appréhendé dans une perspective de sociologie politique, le club ne se présente pas comme le simple lieu de pratique d’une discipline sportive ou physique : il est aussi et surtout un espace politique où interagissent des individus et où se confrontent et se mettent en place leurs stratégies et leurs réseaux. Il n’existe pas seulement une homologie entre l’espace des clubs de football et les différents espaces sociaux qu’il exprime (homologie qui expliquerait, par exemple, que "&lt;i&gt;le capital de reconnaissance acquis par certains présidents de clubs de football possède des propriétés directement agissantes dans les domaines de la direction d’entreprise ou de la politique&lt;/i&gt;"4). Le club est un espace de mise en forme de la politique et un lieu d’expression du politique. Il ne constitue pas non plus cette entité monolithique qui tend parfois à l’ériger en un être collectif. L’association sportive est un lieu formalisé rassemblant un agrégat d’acteurs individuels (présidents, personnels administratifs, joueurs, supporters, techniciens du sport, sponsors, etc.) parmi lesquels s’établissent des échanges sociaux contribuant à la transformation de la société locale et (...) à la définition de trajectoires [personnalisées] de promotion sociale5. L’association sportive constitue donc un espace et un observatoire privilégié de mise en place de stratégies individuelles et collectives : il est possible d’y positionner plus ou moins formellement des individus ou des groupes qui organisent et imposent des visions concurrentes du football, selon des rapports de force susceptibles d’évoluer selon les lieux, les conjonctures et les époques ; mais aussi d’y repérer, gravitant autour d’elle, des communautés - politiques ou non - identifiées à des équipes sportives. L’étude des deux équipes de football de Tunis que sont l’Espérance Sportive de Tunis et le Club Africain (CA) met en exergue le déploiement de telles stratégies et, à cette fin, la mobilisation de ressources spécifiques par des acteurs individuels ou collectifs. Ces dernières prennent une dimension et un sens tout particulier de par le cadre dans lesquelles elles s’inscrivent : le derby.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;LE DERBY COMME CONFIGURATION DE L’ANALYSE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Ce type de confrontation est le théâtre d’un combat factice en ce sens qu’il donne l’occasion d’assister à un affrontement sans ses risques et ses dangers - par conséquent "ritualisé", mais avec ses hymnes, ses soldats et ses étendards. Le match de football si particulier fait figure d’une "bataille mimétique" contrôlée et non violente. L’&lt;/span&gt;&lt;span style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;a href="http://yahyaoui-tagging.jiglu.com/overlay/4211443416c8e8ed0116ca70b148134a/Opposition" title="See other pages Jiglu tagged with ‘Opposition’"&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;color:blue;"&gt;opposition&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt; à l’autre qu’il exacerbe et qu’il "met en scène" permet de forger un sentiment d’appartenance et de marquer ou de rappeler les spécificités d’un groupe vis-à-vis d’un autre. En ce sens, le derby participe à la genèse de deux ensembles humains opposés, mais il aiguise les termes de cette &lt;/span&gt;&lt;span style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;a href="http://yahyaoui-tagging.jiglu.com/overlay/4211443416c8e8ed0116ca70b148134a/Opposition" title="See other pages Jiglu tagged with ‘Opposition’"&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;color:blue;"&gt;opposition&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;. Il recouvrirait ou réinterpréterait ainsi une opposition d’un autre type située dans un ou des champs extra-sportifs. Quels sont les ressorts de l’antagonisme que ces deux formations de onze joueurs se chargent de traduire symboliquement dans l’aire circonscrite du terrain de football? Loger le ballon dans les filets du but adverse et remporter la partie de football n’est assurément pas le seul enjeu. Derrière ce spectacle, ne se cache-t-il pas une opposition d’une autre nature ? Telles sont les interrogations originelles qui guideront la démarche de ce travail.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;LE MATCH DE FOOTBALL, VECTEUR D’UNE OPPOSITION EXTRA-SPORTIVE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;A l’instar d’autres configurations similaires (derby de Glasgow entre le Celtic et les Rangers, de Turin en la Juventus et le Torino, de Barcelone entre le "Barça" et l’Español, de Madrid entre le Real et l’Atletico, de Gênes entre la Sampdoria et le Genoa), le derby tunisois entre l’EST et le CA recouvre une opposition d’ordre extra-sportif. Tantôt, il en est le réceptacle, la caisse de résonance et ne contribue qu’à l’illustrer (rôle passif) ; tantôt, il la réinterprète, la reconstruit selon des modalités propres au champ sportif et lui donne ainsi une nouvelle consistance (rôle actif). Si l’opposition religieuse doit d’ores et déjà être écartée, un antagonisme politique, territorial, de classe sociale, de groupes particuliers, ou d’origine régionale peut en revanche servir de matrice explicative pour identifier l’origine et les termes de la confrontation. Néanmoins, la relation entre le signifiant et le signifié, entre un fait et la représentation qui en est faite ou le sens qui lui est conféré, n’est pas univoque. En fonction des individus, de leur sensibilité et de leur expérience, l’opposition sera chargée de valeurs multiples - éventuellement contradictoires - sur lesquelles ces derniers insisteront selon le contexte et les situations. La lecture du derby est par conséquent plurielle et il ne saurait y avoir une seule causalité en amont de cette confrontation sportive tant les représentations qui l’entourent relèvent de la subjectivité des acteurs.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;L’in--xx--ion des clubs dans une opposition territoriale préexistante&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Pour l’anthropologue urbain, la capitale tunisienne offre une configuration assez spécifique. Les quatre équipes tunisoises participant aujourd’hui au championnat national de première division s’identifient à un quartier : le Club Olympique du Transport au quartier de Mélassine, le Stade Tunisien au Bardo, le Club Africain au faubourg sud de la ville ancienne (et plus exactement à Bab Jedid) et l’Espérance Sportive de Tunis au faubourg nord matérialisé par le triangle Bab Souiqa, Bab Saadoun, Bab El-Khadra. Les clubs s’associent si étroitement à ces "territoires" urbains que soutenir le Club Africain et habiter Halfaouine relève de l’anomalie, voire de l’hérésie et du "péché" (comme le souligne un dirigeant "espérantiste"). Le soutien à l’équipe du quartier est devenu un élément constitutif de l’identité locale et ne semble permettre aucune alternative : "&lt;i&gt;Si tu es de Bab Souiqa, alors tu es Espérantiste&lt;/i&gt;".&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Bien que l’absence d’enquête statistique empêche de confirmer cette association quartier-club, celle-ci devient crédible au regard du marquage territorial constaté. La présence de photos de l’équipe ou du joueur préféré, de fanions ou des couleurs des clubs dans les échoppes et dans les magasins, pratique généralisée en Tunisie, établit - de manière quasiment infaillible - l’affiliation sportive de l’individu qui les affiche6. Les ressorts de l’identification entre l’Espérance et le quartier de Bab Souiqa-Halfaouine sont néanmoins complexes. Avancer une explication univoque paraît en effet peu vraisemblable dans la mesure où les processus de construction identitaire résultent en grande partie d’une accumulation de facteurs et d’expériences personnelles et collectives capitalisées sur la longue durée. Aussi les ressorts de l’identification interviennent-ils de manière indissociable et à des degrés divers dans la production de ce lien quartier-association sportive qui structure le discours et les représentations des acteurs. Au fondement de ce lien, il est fréquent de retrouver les deux arguments que sont l’origine géographique des membres fondateurs et des joueurs ainsi que les lieux de sociabilité et de réunion du club. S’ils structurent le discours et les représentations qui entourent et façonnent l’Espérance, ces derniers ne suffisent cependant pas à expliquer de manière entièrement satisfaisante cette identification entre l’association sportive et le territoire urbain dans lequel elle s’inscrit7.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Un autre facteur intervient de manière décisive (et complémentaire avec les deux précédents) : la figure de Habib Bourguiba. Par sa fonction au sein du club, l’installation de son cabinet d’avocat (rue Bab Souiqa) et le rôle de ce quartier dans le mouvement national, la personne du "&lt;i&gt;Combattant Suprême&lt;/i&gt;" - et sa position médiatrice entre l’Espérance et Bab Souiqa - a contribué à accentuer l’identification entre l’association sportive et le faubourg nord de la Médina. Quant au Club Africain, il s’identifie dès sa naissance au faubourg sud de la Médina, et plus exactement au quartier de Bab Jedid, au sud-ouest de la "ville arabe", au pied de la Kasbah. La provenance et l’origine géographique des premiers membres du Club Africain sont les quartiers de Bab Jedid et de Bab al-Jazira. Les lieux de sociabilité et de réunion - plus concentrés par rapport à son homologue de Bab Souiqa - confirment cette implantation dans cette partie de Tunis. La prégnance de ces deux éléments d’identification quartier-club ont même joué un rôle capital dans la production et la reconstitution du tissu social local. La mobilisation autour d’un enjeu ou d’un symbole commun peut en effet renouer des liens entre des individus, si différents soient-ils. Même si ce qu’ils perçoivent en l’équipe diverge8, le simple fait de la soutenir contribue à en faire un ciment qui bouchera les fissures apparues au sein de la communauté. Ainsi, l’émergence du toponyme Bab Jedid - légitimé par le prestige grandissant de l’équipe de football - s’est substitué au nom historique du quartier (Bab al-Jazira) dans le parler quotidien. Avec l’apparition et le succès du Club Africain, "&lt;i&gt;on assiste à l’émergence et à la promotion d’un quartier et d’un toponyme qui (...) n’a jamais désigné aucun des quartiers traditionnels administratifs du Rbat [quartier]. Cette promotion est le fait de la quasi-totalité des habitants du faubourg ; même les beldis résidant dans le faubourg ou y ayant résidé parlent de Rbat Bab al-Jedid&lt;/i&gt;"9.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;En partageant un trait distinctif exclusif au quartier (une équipe de football et le nom d’un club sportif), les individus, quels qu’ils soient, parviennent à produire une unité territoriale et à donner une identité propre au quartier. Le nom de Bab Jedid devient indissociable de l’équipe de football rouge et blanche. Cette dernière joue le rôle de "phare urbain", entendu comme "&lt;i&gt;idée directrice capable de cohésion, qui relie entre eux des phénomènes épars et dote l’agglomération, à la fois, d’individualités, et d’optimisme&lt;/i&gt;"10.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;UNE OPPOSITION SOCIO-POLITIQUE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Hormis l’opposition territoriale, le mécanisme d’adhésion d’un individu à un des deux clubs repose sur une identification qui s’opère fréquemment dans le champ socio-politique. L’étude des équipes tunisoises permet de reconstituer des registres variés d’identification qui dépassent le cadre de la revendication sportive et qui recoupent ou réinvestissent les oppositions classistes, politiques ou locales. Cette identification est la conséquence de l’élaboration de représentations et d’images mentales autour des clubs dont le derby se fera le réceptacle et le vecteur. La multiplicité et la force de la représentation viennent probablement du fait que l’image mentale conserve de l’information, mais transformée, réduite ou schématisée selon l’acteur qui en est à l’origine ou qui la véhicule. Cette image simplifiée participe du processus d’élaboration de la représentation de l’acteur ou de l’objet.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Ainsi, l’image populaire de l’Espérance Sportive de Tunis est-elle un attribut primordial de la dimension nationaliste de l’équipe. Toutefois, en se penchant sur la composition des premiers bureaux-directeurs ou sur la constitution des équipes, il est étonnant de constater combien la bourgeoisie et les notables étaient présents, ruinant ainsi le fondement de la représentation. L’occultation d’une partie des faits qui président à la création d’une représentation devient alors un biais nécessaire. Mais peu importe, finalement, que cette image et cette représentation soient vraies ou fausses (puisqu’il s’agit précisément d’une représentation). L’important est qu’elle soit fonctionnelle, qu’elle "représente" et qu’elle fasse sens pour les individus récepteurs11.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Les matchs entre les deux clubs des faubourgs tunisois charrient symboliquement deux oppositions majeures : une opposition de classe entre, d’un côté, un club riche et bourgeois (le Club Africain) et, de l’autre, un club pauvre soutenu par les masses populaires (l’Espérance Sportive de Tunis) ; une opposition communautaire - paradoxale - entre tunisois (EST) et pro-sahéliens (CA), et entre club tunisien (EST) et club tunisois (CA). La représentation club riche/club pauvre, si elle s’avère peu fondée, opère comme un puissant et efficace vecteur d’identification. L’individu issu des milieux populaires éprouvera ainsi des difficultés à ne pas s’identifier à l’Espérance. De même, les milieux aisés seront naturellement portés à adhérer au Club Africain, équipe "socialement" plus proche d’eux.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le clivage riche/pauvre recoupé par cette confrontation sportive trouve son origine dans l’identification des équipes avec les quartiers de Bab Souiqa et de Bab Jedid, ainsi qu’avec les populations y résidant. Il opposerait les anciennes familles tunisoises (beldies), citadines et bourgeoises, aux masses populaires et aux milieux moins favorisés. Il convient de noter que l’image bourgeoise du Club Africain provient davantage du statut social des familles qui en sont à l’origine que de leur fortune. Néanmoins, si le derby parvient, en effet, à véhiculer cette opposition de classe, c’est aussi parce que les membres du club et les supporters espérantistes impriment une image populaire à leur club. L’origine de cette dernière est indéniablement à rechercher dans la classe sociale des membres-fondateurs et dans le quartier de Bab Souiqa. Mais si l’on se penche avec attention sur la composition des premiers bureaux-directeurs ou, par exemple, sur l’équipe espérantiste de la saison 1927-1928, la proportion de joueurs issus de la bourgeoisie ou des milieux notabiliers ne manque pas de surprendre et ébrèche quelque peu le mythe d’une Espérance populaire.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;En outre, pour fragile qu’il soit, le clivage n’en fut pas moins éphémère. Après l’indépendance, avec le ralliement de prestigieuses familles à l’EST, cette dichotomie club riche-pauvre n’est plus une matrice de lecture pertinente. Le derby entre le Club et l’Espérance retranscrit, dans une moindre mesure mais tout aussi symboliquement, des tensions communautaires et régionalistes. Il réinvestit et donne une dimension nouvelle à deux oppositions politiques majeures : celle entre Tunisois et Sahéliens, et celle entre Tunisois et Tunisiens. Le match de football CA-EST met en scène l’opposition entre les populations tunisoises (représentées par l’EST) et les populations pro-sahéliennes (CA). Il redonne corps à une dimension de la vie politique de la Tunisie indépendante : la prédominance des Sahéliens qui se sont substitués aux notables tunisois dans les sphères dirigeantes du pays.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;L’EST se présente dans ce cas de figure comme un club tunisois. Pourtant, son rôle et son activité aux côtés de Bourguiba et du mouvement national en font un instrument privilégié entre les mains des sahéliens du Néo-Destour. Cette identité tunisoise de l’Espérance s’élabore, se construit et se consolide surtout par opposition au Club Africain qui apparaît comme un allié des Sahéliens.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;La décision du pouvoir politique de dissoudre la section football de l’Espérance, en 1971, à la suite d’événements dramatiques, fut vécu comme une atteinte au pouvoir des Tunisois par le système politique dominé par les Sahéliens. Les liens amicaux qui se sont tissés entre le Club Africain et l’Étoile Sportive du Sahel - l’équipe de Sousse - identifient de manière plus forte le club de Bab Jedid aux milieux sahéliens.&lt;br /&gt;Paradoxalement, une autre lecture du derby consiste à distinguer la communauté tunisoise (incarnée cette fois par le Club Africain) dans l’ensemble tunisien (symbolisé par l’Espérance Sportive de Tunis). Cette confrontation sportive met face à face le club des grandes familles tunisoises (le CA) à l’EST qui représente, de par son identification au combat nationaliste de H. Bourguiba et l’origine géographique de ses présidents, la nation tunisienne.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le président du CA est généralement un Tunisois, issu des grandes familles de la capitale. En revanche, l’Espérance incarnait davantage, au travers de la personne de H. Bourguiba, la nation en lutte, combattant pour arracher l’indépendance aux autorités coloniales. La paternité du football tunisien qui lui était attribuée la prédestinait à jouer un rôle national plus que local (malgré son rattachement au faubourg nord de la Médina). D’autre part, par leur origine, les présidents espérantistes ont représenté la Tunisie dans son ensemble, et pas uniquement une de ses régions. En reconstruisant l’opposition selon une nouvelle tonalité (et différents registres), le derby fait de l’adhésion et de l’identification à un des deux clubs un attribut de l’identité d’un groupe ou d’un individu.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Être Espérantiste ou être Clubiste détermine, ou du moins influence, un comportement ou un mode de paraître vis-à-vis d’Autrui (il est en ce sens un critère d’identification et de reconnaissance de l’autre) et génère des registres identificatoires qui permettront à des acteurs de se positionner dans la société, par rapport aux pouvoirs institutionnels ou à ses semblables. Si "&lt;i&gt;l’identité est un état de la personne à un moment donné de son existence [et] l’identification est l’instrument qui lui a permis d’aboutir à cet état&lt;/i&gt;"12, alors nous pouvons poser l’hypothèse que l’équipe de football est un instrument, un vecteur de cette identification, ou encore, un processus par lequel l’individu parvient à acquérir une identité.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;LES CLUBS : ENJEUX POLITIQUES ET INSTRUMENTS DU POLITIQUE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Objet de dévotion et de passion populaires, les deux acteurs du derby constituent indéniablement des enjeux politiques. D’une part, en l’absence de structures d’encadrement des supporters, les présidents de club sont directement en charge de masses inorganisées. Avoir une mainmise sur les structures et la gestion des ces deux associations sportives permet d’en contrôler - au moins partiellement - les supporters et de réduire, voire d’éviter, tout trouble de l’ordre public. D’autre part, les deux associations sportives étant de puissants capitaux symboliques susceptibles de devenir des ressources légitimantes pour les acteurs qui les manient et se les approprient, le pouvoir politique va tenter de les associer étroitement au projet sociétal qu’il promeut. L’État tunisien s’est donc employé - et s’emploie toujours - à maîtriser (au sens littéral du terme, c’est-à-dire "se rendre maître de") et à instrumentaliser les deux clubs selon des modalités qui varient suivant les contextes politiques et les époques. Elles ont principalement revêtu deux formes bien distinctes.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;Le contrôle des structures sportives&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Évoquant l’équipe nationale de football et s’offusquant de l’autonomie de la Fédération Tunisienne de Football, H. Bourguiba déclara : "(...) son appellation même indique qu’elle représente l’ensemble du pays. Il est donc naturel qu’elle relève du pouvoir public"13. Loin de constituer une figure de rhétorique politique, cette logique d’immixtion de la puissance publique dans le sport s’est institutionnalisée par le décret du 9 février 1960 définissant le statut des associations sportives, et complétant en cela la loi du 7 novembre 1959 relative aux associations. Il stipule notamment que la Direction de la Jeunesse et des Sports "oriente et contrôle l’activité de tous les groupements ayant pour but la pratique de l’éducation physique et des sports et l’organisation sportive" (article 2), mais aussi "juge en dernier ressort de toutes les décisions et mesures individuelles et collectives prises par les associations" (article 3). En outre, d’après l’article 18, cet organisme contrôle, "dans le souci de l’intérêt supérieur des sports et du prestige national", la participation de la Tunisie aux compétitions sportives internationales à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Cet encadrement institutionnel rigide mis en place par le pouvoir politique contribue à domestiquer la sphère des activités physiques et sportives et à l’associer étroitement à l’État par le biais de son ministère de tutelle. S’étant assuré de la maîtrise "institutionnelle" des associations sportives, il restait au pouvoir à en contrôler l’évolution et le cours en les dotant d’une mission et d’un projet à caractère social et d’envergure nationale. L’analyse des discours bourguibiens permet de constater que le club est à la fois une matrice civilisationnelle dont la finalité est de libérer l’homme de l’emprise de ses passions (et d’en faire ainsi un individu raisonnable), et un organisme de formation civique. La fonction principale des associations d’éducation physique consistaient, dans cette optique, à encadrer et à former la jeunesse. "L&lt;i&gt;e club sportif est un établissement d’éducation par l’organisation rationnelle des loisirs, des jeux, de la vie communautaire&lt;/i&gt;"14.&lt;br /&gt;En outre, exercer un sport participait du processus de civilisation de l’homme ; ce n’est qu’à cette condition que l’homme deviendra un "citoyen utile" et qu’il aura "conscience d’appartenir à un peuple évolué"15. On prendra l’exemple de l’EST pour illustrer cette mainmise du pouvoir bourguibien sur le club. Cette dernière, loin d’être effective à l’indépendance, se réalisa en deux temps16. Tout d’abord, succédant au charismatique président espérantiste Chedly Zouiten (après le "quinquennat" de Mohamed Ben Smail), Ali Zouaoui inaugurait le rapprochement entre le pouvoir politique et l’EST. Membre du comité central du Néo-destour, celui-ci fut nommé directement par le gouvernement et exerça les plus hautes fonctions au sein du club de 1968 à 1971. Toutefois, c’est surtout la nomination à l’instance suprême de Hassen Belkhodja, président de la Société Tunisienne de Banques (STB), bénéficiant de la confiance du président de la République, qui entérine l’imbrication de l’Espérance avec le pouvoir bourguibien.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;La mise sous tutelle des présidences des clubs&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Cette domestication du club par le pouvoir bourguibien s’institutionnalise au travers de procédures d’accès à la présidence modifiées et imposées. Le pouvoir politique considérait en effet que le club resterait sous son contrôle tant qu’il pourrait décider du choix de son président. Ainsi, la procédure nominative décidée dans les hautes sphères politiques et avalisée par le comité directeur s’est substituée à l’élection du président du club par les membres du comité directeur. La fonction de président n’est pas uniquement administrative ; elle est aussi et surtout stratégique : ses décisions déterminent l’attitude et le comportement de milliers de supporters. Un choix malheureux d’entraîneur, une défaite mal ressentie suscitent des mécontentements qui peuvent se transformer en chahut aux abords des stades. Preuve en sont les attroupements de supporters espérantistes au Parc B, lieu d’entraînement de l’Espérance, qui, à la fin de l’année 1996, suite aux mauvais résultats de l’EST, ont incité les dirigeants du club à se séparer de l’entraîneur italien Gigi Maifredi.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le club comme lieu de déploiement de stratégies Instrument du pouvoir politique, les deux clubs sont aussi des lieux du politique où s’esquissent et se mettent en place des stratégies individuelles et collectives extra-sportives. Ils sont à ce titre des plates-formes de transactions et d’échanges entre des individus membres d’un même groupe (et dont le point commun est l’appartenance à la même "famille", clubiste ou espérantiste). Ce même attribut identitaire est la pierre angulaire du réseau et des échanges et devient un capital confiance qui facilite ceux-ci. L’adhésion à un club et la volonté d’y exercer une fonction ne s’expliquent pas toujours exclusivement par la passion pour une discipline sportive ou par l’irrésistible attrait pour ses couleurs. D’autres préoccupations - parfois bassement matérielles ou moralement douteuses - sont à l’origine de l’entrée dans le cercle étroit du comité directeur. Plusieurs stratégies, individuelles ou collectives (familiale par exemple), peuvent ainsi être reconstituées. Elles se recoupent et se succèdent souvent tout au long du parcours et de la trajectoire d’un acteur. Une rapide typologie permet de rendre compte de leur diversité.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;La passion sportive. L’engouement pour un club est généralement à l’origine de la volonté de remplir des fonctions au sein de celui-ci. Néanmoins, cette position, entièrement altruiste et uniquement guidée par les sentiments à l’égard du club, est fréquemment concomitante avec la poursuite d’autres stratégies. Elle est le paravent d’ambitions moins avouables telles que la recherche d’une notoriété, le lancement d’une carrière politique ou la quête d’intérêts matériels. La recherche d’une notoriété et du prestige. La présence d’un individu au sein des plus hautes instances d’un club prestigieux constitue un capital symbolique dont il est susceptible d’user tantôt pour se mettre en valeur, tantôt pour tirer parti d’une situation. Son accession participe alors d’un processus de valorisation personnelle et témoigne de son rang ou de sa réussite sociale.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Dans cette optique, le club fait figure de "socle de popularité" . La poursuite d’intérêts matériels. Certains individus voient dans leur adhésion aux clubs un moyen de faire prospérer une affaire personnelle ou une opportunité pour développer une activité entrepreneuriale. La recherche d’un gain - même symbolique - motivera essentiellement leur démarche. Il est vrai que les bureaux-directeurs de l’Espérance ou du Club sont parfois composés d’hommes d’affaires ou d’individus appartenant ou évoluant à proximité de la sphère politique17. Côtoyer des personnalités importantes ou des grandes familles, collaborer et partager avec elles des sentiments forts permet d’entrer dans des réseaux et de profiter des nouvelles relations que l’on tisse alors.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le club n’est plus la fin première de l’action de l’individu ; les intérêts particuliers priment avant tout. Le club, une antichambre de la politique ? L’adhésion d’un individu à un club prestigieux peut entrer dans le cadre d’une stratégie dont la finalité est l’obtention d’un mandat ou d’une fonction politique. Lorsque l’on dissèque les fonctions exercées par les présidents de l’Espérance Sportive de Tunis, par exemple, on ne manque pas d’être surpris par les charges politiques remplies par ces derniers.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Beaucoup de présidents de l’Espérance sont en effet devenus ministres ou ont assumés de hautes responsabilités au sein de l’État. Il serait néanmoins hâtif et imprudent de conclure que la fonction de président de l’EST constitue un tremplin pour une carrière politique. Si l’on peut établir une régularité et une concomitance dans le passage de l’une à l’autre de ces fonctions, il est difficile d’y voir un rapport de cause à effet. Le derby est le "foyer virtuel d’une gamme extraordinairement variée de possibilités identificatoires"18.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style=" mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;La rencontre sportive et le match de football théâtralisent des oppositions extrasportives qui font plus ou moins sens selon les individus et les groupes. En effet, comportant fréquemment une part d’imaginaire, les termes de l’antagonisme se modulent selon les sensibilités et les expériences des acteurs. Ils deviennent les attributs d’une palette identitaire extrêmement variée. Dans le cas du derby tunisois, nous pourrions nous hasarder à un essai de rationalisation de l’opposition, même si celle-ci réduit et schématise de manière excessive les multiples combinaisons qu’elle sous-tend. Le Club Africain rassemblerait les grandes familles tunisoises (beldies) du faubourg sud de la Médina, dont les membres, issus pour la plupart de la Zitouna ou de la Khaldounia, sont plus enclins à militer au Vieux Destour et demeurent fortement attachés aux traditions musulmanes.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Proche des milieux aisés et du club sahélien de l’Etoile Sportive, le CA s’identifierait principalement aux notables tunisois. En revanche, incarnant davantage les classes populaires, l’EST passerait pour être à la fois artisan de la lutte nationaliste sous le Protectorat et instrument du pouvoir bourguibien post-colonial. Il exprimerait aussi le projet sociétal "moderniste" des milieux sadikiens et néo-destouriens. Imparfaites et partielles, ces caractéristiques élaborent les images de chaque club et construisent une dichotomie dont le derby se fera le réceptacle et le vecteur. Ainsi, "(...) prendre parti pour un ou des clubs, c’est (...) affirmer une ou plusieurs appartenances, exclusives ou enchevêtrées, rêvées ou revendiquées et adhérer à une nébuleuse singulière de valeurs qu’incarnent (...) "son" équipe et "ses" joueurs" préférés"19.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Dans ce derby, cependant, ce ne sont pas les équipes qui contribuent à la production des valeurs et des images mentales, mais plutôt l’environnement (géographique, social, politique) dans lequel elles s’inscrivent, imaginairement ou pas. L’adhésion à un club n’est donc pas univoque. Contrairement au derby irlandais de Glasgow, l’opposition n’est pas si tranchée et échappe à une bipartition claire, rigoureuse et quasi-hermétique. La complexité et la mouvance des registres identificatoires du derby tunisois vient du fait qu’ils amalgament le nouveau et l’ancien. L’Espérantiste peut, par exemple, au gré des situations, se prétendre avant tout tunisois (l’EST étant inséparable du faubourg nord de la Médina) ou avant tout tunisien (par le destin nationaliste de l’EST). Le derby ne serait-il pas finalement un moyen de redonner vie, de faire perdurer ou de réinventer des configurations sociales ou communautaires anciennes (une opposition de quartiers, un antagonisme de grandes familles, un clivage de classes sociales, etc.) ?&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Mais le football n’exprime pas que des oppositions. Dans cette perspective, il faut envisager le derby comme une articulation entre deux groupes, leur antagonisme ne constituant alors qu’une modalité de cette articulation. Pendant l’occupation française, la rivalité entre ces deux équipes dissimule en fait une complémentarité symbolique : la référence commune arabo-musulmane et la concurrence avec des équipes italiennes, françaises et maltaises contribuent plus à les unir qu’à les diviser. La tentative avortée de fusion des deux clubs par Bourguiba, en 1934, en témoigne. Aujourd’hui encore, le derby est indubitablement producteur de lien social. Sujet de discussions enjouées, prétexte pour défier l’Autre ou pour s’en moquer, il ne peut laisser neutre et pousse Espérantistes et Clubistes l’un vers l’autre, avant de les monter l’un contre l’autre. En outre, il soude les supporters d’une même équipe et participe à l’élaboration d’une identité locale (même si une nationalisation du derby tend à se substituer à la dimension locale). En cela, le sport est Agôn, c’est-à-dire une lutte, une rivalité entièrement gratuite, pour la gloire dont la finalité n’est que le combat lui-même20. Il est "un mode de vivre ensemble dans lequel la rivalité "arrange" les rapports, les échanges"21.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Le derby tunisois n’est pas seulement le révélateur d’un type particulier de sociabilité. Il met aussi à nu les relations entre l’État et la "société civile", met en exergue des trajectoires individuelles et des stratégies d’acteurs, souligne des dynamiques urbaines et des tensions sociales et fournit une matrice de lecture - partielle mais complémentaire - de l’histoire d’un pays et d’une société. Loin d’être le nouvel opium des peuples, un vecteur d’abrutissement ou de dépolitisation des masses, il constitue un prisme privilégié d’intelligibilité de nos sociétés et de compréhension de l’instance politique.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language: FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"    style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;*Franck MOROY&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt; est allocataire de recherche à l’Institut d’Études Politiques et à l’IREMAM à Aix-en-Provence. Au cours d’un séjour de 16 mois à l’IRMC, il a réalisé une recherche sur les relations entre le football et la politique à Tunis. « &lt;b&gt;Franck Moroy, Football et politique. Le derby tunisois Espérance sportive de Tunis - Club Africain&lt;/b&gt;, éd. Institut d'études politiques, Aix-en-Provence, 1997 »&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;Une partie de ses travaux a été publiée dans « Monde Arabe Maghreb-Machrek, Les Cahiers de l’Orient ». Par ailleurs, il anime le comité de rédaction de la Revue Méditerranéenne d’Études Politiques. Le texte reproduit ici à été publié sur le blog « &lt;/span&gt;&lt;span style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;a href="http://eddou3aji.blogspot.com/2009/05/interessant.html"&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;color:blue;"&gt;Eddou3aji&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" align="center" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto; mso-margin-bottom-alt:auto;text-align:center;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;font-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;color:#AB7000;"&gt;NOTES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" dir="LTR" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt: auto;text-align:justify;direction:ltr;unicode-bidi:embed"&gt;&lt;span lang="FR"   style="Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ansi-language: FRfont-family:&amp;quot;;font-size:16.0pt;"&gt;1 Selon l’expression de Erving Goffman, in E.G., La mise en scène de la vie quotidienne. 1. La présentation de soi, Paris, Ed. de Minuit, 1992, 251p.&lt;br /&gt;2 MILZA (Pierre), "Guerre dans les stades", L’histoire, n°201, juillet-août 1996, p. 95.&lt;br /&gt;3 BROMBERGER (C), Le match de football. Ethnologie d’une passion partisane à Marseille, Naples et Turin, Paris, Ed. de la MSH, 1995, p.21.&lt;br /&gt;4 FAURE (Jean-Michel), SUAUD (Charles), Les enjeux du football, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°103, juin 1994, p.5.&lt;br /&gt;5 CALLÈDE (Jean-Paul), "Les premiers clubs sportifs à Bordeaux, la vocation de dirigeants et le renouvellement des élites locales", pp. 529-540, Sports, relations sociales et actions collectives, Bordeaux-Talence, MSH d’Aquitaine, 1995.&lt;br /&gt;6 On peut se référer à ce sujet au travail d’Isabelle BERRY-CHIKHAOUI sur le quartier de Bab Jedid, Quartier et sociétés urbaines : le faubourg sud de la Médina de Tunis, Thèse de Doctorat sous la direction de Pierre Signoles, Université Tours (URBAMA), 1994.&lt;br /&gt;7 Les "pères" de l’EST et les joueurs de l’équipe ne sont pas tous issus du quartier. Quant aux lieux de sociabilité et de réunion de l’association, ils tendent à montrer que le lien (s’il existe indéniablement depuis que le club s’est créé) n’a été mis en avant, exprimé et revendiqué qu’au milieu de la décennie 1930 et par certains acteurs uniquement, situés notamment dans la mouvance nationaliste. Dans les années 1920-1930, les activités de l’Espérance s’organisaient selon un axe qui allait de la Porte de France à la Kasbah. Ce n’est que dans les années 1940-1960 que ce club devient l’"équipe de Bab Souiqa". Cf. l’article de Franck Moroy, "L’Espérance Sportive de Tunis : genèse d’un mythe bourguibien", Monde Arabe Maghreb Machrek, n°157, juillet-septembre 1997, pp. 69-77.&lt;br /&gt;8 Cf. le chapitre "Les joueurs : des figures emblématiques des identités sociales", Le Match de football..., op. cit., pp. 165-172.&lt;br /&gt;9 BERRY-CHIKHAOUI (Isabelle), Quartiers et société urbaine..., op. cit., p. 549.&lt;br /&gt;10 BERQUE (Jacques), Le Maghreb entre deux guerres, op. cit., p.195.&lt;br /&gt;11 "Entretien avec Michel Denis", Sciences Humaines, n°27, avril 1993, p. 21.&lt;br /&gt;12 CHEBEL (Malek), La formation de l’identité politique, Paris, PUF, 1986 (Sociologie d’aujourd’hui), pp. 35-36.&lt;br /&gt;13 "Éduquer le corps et l’esprit", discours prononcé par le Président Bourguiba le 28 juillet 1962 à Tunis, Ministère de l’Information, Discours, Tome IX, 1962, Tunis 1978, p. 61.&lt;br /&gt;14 "Il faut encadrer et éduquer la jeunesse", discours prononcé par le président Bourguiba le 30 mars 1961 à Tunis, Discours, Tome IX, 1961, Ministère de l’Information, Tunis, 1978, p. 294.&lt;br /&gt;15 "Le rôle du sport dans la bataille contre le sous développement", discours prononcé par le président Bourguiba le 30 septembre 1960 à Tunis, Discours, Tome VIII, 1960, Ministère de l’information, Tunis, 1978, p. 101.&lt;br /&gt;16 Pour une analyse plus détaillée, on se référera à l’article Franck Moroy, "L’Espérance Sportive de Tunis...", Monde Arabe Maghreb Machrek, op. cit.&lt;br /&gt;17 Les sept derniers présidents du CA étaient des hommes d’affaires, PDG de sociétés publiques ou actionnaires majoritaires au sein de grands holdings.&lt;br /&gt;18 BROMBERGER (Christian), Le match de football..., op.cit., p.111.&lt;br /&gt;19 Idem, p.111.&lt;br /&gt;20 Selon la définition qu’en donne Jean-Luc Boileau dans Conflit et lien social. La rivalité contre la domination, Paris, La Découverte/M.A.U.S.S., 1995, (collection Recherches), pp.54-55.&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="mso-ansi-language:FR;font-size:16.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-4674425584881414258?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/4674425584881414258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/football-et-politique-tunis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4674425584881414258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4674425584881414258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/football-et-politique-tunis.html' title='Football et politique à Tunis'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SjLCVWwqvBI/AAAAAAAAACg/WT348XcbQ8w/s72-c/le-ballon-d-or-france-football_diaporama.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-5889946170879054931</id><published>2009-06-09T12:15:00.000-07:00</published><updated>2009-06-09T13:25:38.993-07:00</updated><title type='text'>Obama et les arrières-pensées de la main tendue aux musulmans</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si7ErwDtORI/AAAAAAAAACY/3krf3S3_s6k/s1600-h/1-217.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 232px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345426063649224978" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si7ErwDtORI/AAAAAAAAACY/3krf3S3_s6k/s400/1-217.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le discours que le président Obama a prononcé le 4 juin au Caire [&lt;a id="nh1" class="spip_note" title="« Discours de Barack Obama à l’université du Caire », Réseau Voltaire, 4 juin (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb1" rel="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] a été présenté à l’avance par les services de communication de la Maison-Blanche comme « fondateur d’une nouvelle ère ». Il a fait l’objet d’une intense campagne promotionnelle qui s’est conclue par un mail adressé par David Axelrod aux dizaines de millions d’abonnés de la liste de la Maison-Blanche [&lt;a id="nh2" class="spip_note" title="« A New Beginning - Watch the President’s Speech », par David Axelrod, 4 juin (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb2" rel="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;]. Le conseiller en image de Barack Obama y invite les États-uniens à visionner la vidéo du discours qui, selon lui, marque un nouveau départ dans les relations de l’Amérique avec le monde musulman [&lt;a id="nh3" class="spip_note" title="Vidéo disponible sur le site de la Maison-Blanche." href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb3" rel="footnote"&gt;3&lt;/a&gt;]. On l’a bien compris, ce discours s’adresse tout autant, sinon plus, aux électeurs US qu’aux musulmans.&lt;br /&gt;Son message principal peut être résumé ainsi : les États-Unis ne considèrent plus l’islam comme l’ennemi et souhaitent établir des relations d’intérêt mutuel avec les États musulmans. Ce message doit être pris pour ce qu’il est : un slogan de relations publiques.&lt;br /&gt;Examinons point par point ce discours.&lt;br /&gt;Préambule : aimez-nous !&lt;br /&gt;Dans une longue introduction, l’orateur a développé son message principal de main tendue.&lt;br /&gt;Barack Hussein Obama a justifié la rupture avec son prédécesseur par sa propre personnalité. Il a offert un moment d’émotion à son auditoire, comme on les aime dans les films hollywoodiens. Il a raconté son père musulman, son adolescence en Indonésie —pays musulman le plus peuplé du monde—, et son travail social à Chicago auprès de populations noires musulmanes. Ainsi, après nous avoir fait croire que la politique extérieure des États-Unis était fondée sur la couleur de peau de son président, on veut nous convaincre qu’elle reflète son parcours individuel. Pourtant personne ne pense que M. Obama est un autocrate en mesure d’imposer ses états d’âme. Chacun est conscient que la politique de Washington est le fruit d’un difficile consensus entre ses élites. En l’occurrence, le changement de rhétorique est imposé par une succession d’échecs militaires en Palestine, au Liban, en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme leur ennemi parce qu’ils ne sont pas parvenus à les écraser. Ce réalisme avait conduit en 2006 à la révolte des généraux autour de Brent Scowcroft, déplorant la colonisation ratée de l’Irak et mettant en garde contre un désastre militaire face à l’Iran. Il s’était poursuivi avec la Commission Baker-Hamilton appelant à négocier avec la Syrie et l’Iran pour sortir la tête haute du fiasco irakien. Ce réalisme avait contraint le président Bush à limoger Donald Rumsfeld et à le remplacer par Robert Gates, le fils spirituel de Scowcroft et membre de la Commission Baker-Hamilton. Ce réalisme s’était incarné dans la publication du rapport des agences de renseignement attestant l’inexistence d’un programme nucléaire militaire iranien et détruisant ainsi toute justification possible d’une guerre contre l’Iran.&lt;br /&gt;Toujours à propos du grand amour retrouvé, le président Obama s’est présenté comme féru d’histoire et a égrené les apports de la civilisation musulmane au monde. Dans les films hollywoodiens, il y a toujours une séquence sur la diversité culturelle qui nous enrichi. Cependant le scénario misait sur l’affligeante ignorance du public US. M. Obama et son équipe ont réduit l’apport des peuples aujourd’hui musulmans aux inventions postérieures à leur islamisation. N’ont-ils rien créé avant ? En choisissant de réduire l’histoire des peuples musulmans à leur seule période islamique, Barack Obama a nié quelques millénaires de civilisation et a repris à son compte la rhétorique des islamistes les plus obscurantistes. Nous allons voir qu’il ne s’agit pas là d’une erreur, mais d’un choix stratégique.&lt;br /&gt;Enfin, le président Obama a abattu sa carte principale en appelant ses auditeurs à repenser leur image des États-Unis. « Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul » », a-t-il déclaré. Cette devise, qui devait exprimer l’unité des colonies nouvellement indépendantes d’Amérique, devient aujourd’hui celle de l’Empire globalisé. Nous seulement les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme des ennemis, mais ils entendent les intégrer dans l’Empire global. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’establishment washingtonien a soutenu la candidature de Barack Hussein Obama. Le prénom musulman du président, comme sa couleur de peau, sont des arguments pour convaincre les peuples de l’Empire que le pouvoir qui les domine leur ressemble. Lorsqu’elle avait étendu son empire, la Rome antique avait fait de même en choisissant ses empereurs dans des contrées lointaines, tel Philippe l’Arabe [&lt;a id="nh4" class="spip_note" title="Philippe l’Arabe était Syrien. Il fut empereur de Rome de 244 à (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb4" rel="footnote"&gt;4&lt;/a&gt;]. La sauvagerie des légions n’en avait pas été changée.&lt;br /&gt;1- La guerre globale au terrorisme&lt;br /&gt;Après ce sirupeux morceau de violon, le président Obama s’est attaché à recoller son introduction avec la « guerre globale au terrorisme ». Il a donc établi une distinction entre l’islam, qui n’est pas mauvais comme le pensaient Bush et Cheney mais bon, et les extrémistes qui s’en réclament à tort, qui restent eux toujours mauvais. La pensée reste manichéenne, mais le curseur s’est déplacé. Le problème, c’est que depuis huit ans, Washington s’efforce de construire un adversaire à sa taille. Après l’URSS, c’était l’islam. A contrario, si ni les communistes, ni les musulmans ne sont les ennemis, contre qui les États-Unis sont-ils en guerre ? Réponse : « Al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre - ce sont des faits à combattre ». Et bien non, Monsieur le président, ce ne sont pas là des faits avérés, mais des imputations qui doivent être débattues [&lt;a id="nh5" class="spip_note" title="Le secrétaire d’État Colin Powell s’était engagé à présenter un rapport sur les (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb5" rel="footnote"&gt;5&lt;/a&gt;]. Barack Obama continue : « Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas. » À ce stade, le président apparaît enfermé dans un cercle vicieux. Il explique que les ennemis ne sont pas les musulmans en général, mais une poignée d’individus non représentatifs, puis il affirme que cette poignée d’individu doit être combattue en livrant des guerres contre des peuples musulmans. C’est tout le problème : Washington voudrait être l’ami des musulmans, mais a besoin d’un ennemi pour justifier ses actions militaires, et pour le moment, il n’a pas trouvé de bouc-émissaire de remplacement.&lt;br /&gt;2- Le conflit israélo-arabe&lt;br /&gt;Barack Obama a abordé la question de la Palestine de manière beaucoup plus large que ses prédécesseurs en y reconnaissant non pas seulement un conflit israélo-palestinien, mais israélo-arabe. Mais il n’a pas précisé en quoi, à ses yeux, les États arabes sont concernés. Il a prêché avec autorité pour la « solution à deux États », mais en éludant la fâcheuse question de la nature de ces deux États. S’agit-il de deux États souverains et démocratiques au sens réel du terme, ou d’un État pour les juifs et d’un autre pour les Palestiniens comme le revendique la « gauche » israélienne, ce qui implique un nettoyage ethnique et l’institutionnalisation complète de l’apartheid ? [&lt;a id="nh6" class="spip_note" title="'«" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb6" rel="footnote"&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;Plutôt que de lever les incertitudes, le président Obama a préféré offrir à son auditoire une nouvelle « séquence émotion » avec lequel il a partagé sa compassion face aux souffrances des Palestiniens. Ce fut certainement le moment le plus abject de son discours : l’appel aux bons sentiments des victimes pour couvrir les crimes des bourreaux. Il a déclaré : « Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au cœur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du Sud à l’Asie du Sud ; de l’Europe de l’Est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. » Barack Obama caricature la Résistance palestinienne dans les termes de la propagande sioniste : des roquettes lancées contre des enfants endormis et des vieilles femmes tuées dans un autobus. Il reconnaît que leurs terres et leurs maisons sont occupées, mais il leur interdit de vouloir les reprendre par la force aux civils qui les occupent. Il reproche aux Palestiniens de ne pas utiliser des missiles guidés pour atteindre des cibles militaires et de se contenter de roquettes artisanales qui tombent à l’aveuglette. Le pire est ailleurs. Le président Obama se mue en donneur de leçons. Il demande aux victimes de renoncer à la violence et leur conseille de prendre exemple sur le mouvement des noirs états-uniens pour les droits civiques. Au demeurant, ce n’est pas en convertissant les blancs que King a obtenu des résultats, mais en prenant l’opinion publique internationale à témoin. Le président Johnson s’est alors trouvé contraint de céder pour faire bonne figure face à l’URSS. Après avoir reçu le Prix Nobel de la paix, Martin Luther King a continué la lutte en affirmant que son but n’était pas de permettre aux noirs de servir à égalité avec les blancs dans l’armée pour tuer les Vietnamiens aspirant à la liberté. C’’est après son sermon de Ryverside que Johnson lui ferma la porte de la Maison-Blanche et que les chefs du FBI décidèrent de le faire assassiner. À n’en pas douter, s’il était encore vivant, il dirait aujourd’hui que son but n’est pas de permettre à un noir d’accéder au Bureau ovale pour tuer des Irakiens ou des Pakistanais aspirant à la liberté.&lt;br /&gt;3- La dénucléarisation&lt;br /&gt;Évoquant les relations difficiles avec l’Iran, le président Obama a choisi de sortir par le haut de la polémique sur l’arme nucléaire. Après avoir reconnu le droit de l’Iran à se doter d’une industrie nucléaire civile, et admis que ni les États-Unis ni aucune autre puissance n’ont l’autorité morale pour autoriser ou interdire un État à posséder la bombe, il s’est prononcé pour un désarmement nucléaire global, impliquant aussi implicitement Israël.&lt;br /&gt;On sait que le Pentagone n’a plus les moyens financiers nécessaire pour entretenir la course aux armements nucléaires et négocie à ce sujet avec la Russie et la Chine. Ceci ne doit pas être interprété comme un élan pacifiste, le Pentagone menant simultanément des recherches sur les armes atomiques miniaturisées (exclues du Traité de non-prolifération) et renforçant ses alliances militaires, dont l’OTAN.&lt;br /&gt;4- La démocratie&lt;br /&gt;Le président Obama a déploré que son prédécesseur ait cru possible d’exporter la démocratie en Irak par la force, puis il s’est livré à un éloge du gouvernement du peuple par le peuple, et de l’État de droit. La chose était plaisante pour ceux qui se souviennent que la Constitution des États-Unis ne reconnaît pas la souveraineté populaire, et qu’en 2000, la Cour suprême a pu proclamer George W. Bush élu avant que le scrutin de Floride ne soit dépouillé. Elle avait l’air d’une farce venant d’un politicien retors qui vient de confirmer la suspension des libertés fondamentales par le Patriot Act, notamment la suspension de l’habeas corpus qu’il décrivait il y a peu comme le socle de la Justice. Elle paraissait cruelle aux Égyptiens qui n’avaient pas eu le privilège de faire partie des 3 000 invités. Lorsque Obama déclara « Il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition », ils pensaient au président Moubarak, inamovible depuis 28 ans. Lorsque Obama poursuivit « Il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis », ils pensaient aux éleveurs coptes dont on vient d’abattre les bêtes.&lt;br /&gt;Pour éviter que ce passage ne soit perturbé par des fous-rires nerveux, une voix anonyme cria dans la salle : « Barack Obama, on vous aime ! ». Il ne manquait qu’une petite fille avec un bouquet de fleurs à la main.&lt;br /&gt;5- La liberté religieuse&lt;br /&gt;Barack Hussein Obama fut particulièrement à l’aise sur le chapitre de la liberté religieuse. C’est qu’il s’agit-là d’un slogan bien rôdé. Depuis deux ans, Madeleine Albright prépare ce moment. Elle a observé que la résistance à l’impérialisme états-unien est souvent structurée par des groupes religieux, comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas en Palestine. Elle en a donc conclu que les États-unis ne doivent plus laisser ce champ sans surveillance, et même qu’ils doivent l’investir en totalité. Dans un ouvrage consacré à ce sujet, elle préconise de faire de Washington le protecteur de toutes les religions [&lt;a id="nh7" class="spip_note" title="The Mighty and the Almighty : Reflections on Faith, God and World Affairs, (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb7" rel="footnote"&gt;7&lt;/a&gt;]. C’est dans cette optique que le président Obama a évoqué les minorités chrétiennes, Coptes et Maronites, puis à appelé à la réconciliation au sein de l’islam des sunnites et des chiites. C’est aussi dans cette optique qu’il avait négligé l’histoire pré-islamique des peuples musulmans.&lt;br /&gt;6- Les droits des femmes&lt;br /&gt;Avec délectation, Barack Hussein Obama s’est offert le luxe de rappeler que son pays garantit aux femmes musulmanes le droit de porter le hijab, tandis que Nicolas Sarkozy l’a fait interdire dans les écoles françaises à l’époque où il se voulait plus néo-conservateur que Bush [&lt;a id="nh8" class="spip_note" title="« Nicolas Sarkozy agite le voile islamique », Réseau Voltaire, 19 janvier (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb8" rel="footnote"&gt;8&lt;/a&gt;]. Et pendant qu’il parlait, le site internet de la Maison-Blanche affichait un article spécial attestant de la jurisprudence américaine.&lt;br /&gt;Avec habileté, il a rappelé que les États musulmans étaient parfois en avance en matière de droits des femmes. « En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier. »&lt;br /&gt;7- Le développement économique&lt;br /&gt;Gardée pour la fin, la question du développement économique était la plus aboutie. Habituellement les grandes puissances échangent une aide immédiate contre des avantages disproportionnés à long terme. L’aide au développement est alors le cheval de Troie du pillage des ressources. Cependant, durant la campagne électorale, un accord bi-partisan a été conclu sur la réorientation de la politique extérieure US. L’idée principale, exprimée par la Commission Armitage-Nye, est de conquérir les cœurs et les esprits en offrant des services qui transforment la vie des gens sans coûter grand chose [&lt;a id="nh9" class="spip_note" title="« Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau (...)" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nb9" rel="footnote"&gt;9&lt;/a&gt;]. Hillary Clinton y a fait explicitement référence lors de l’audition sénatoriale pour sa confirmation au secrétariat d’État.&lt;br /&gt;Arborant le sourire du Père Noël, Barack Obama récita un catalogue de promesses enchanteresses. Il continua : « Nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile. » Cela n’était pas sans rappeler les engagements du Sommet du Millénaire, lorsque le président Bill Clinton annonçait la fin imminente de la pauvreté et de la maladie.&lt;br /&gt;Le président des États-unis conclut ce discours fleuve en citant le Coran, le Talmud et les Évangiles. Leur message se résumerait au fait que « Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre ». Cette triple référence était peut-être imposée par le lieu, une prestigieuse université islamique. Il se peut aussi qu’elle traduise un certain désarroi. En pleine récession économique, les États-unis n’ont plus les moyens de maintenir leur pression sur les champs pétroliers du Grand Moyen-Orient —à plus forte raison, ils n’ont pas les moyens de réaliser les promesses du jour—. Cependant, ils espèrent reconstituer prochainement leur puissance. Dans la phase actuelle, ils doivent donc geler toute évolution régionale qui ne pourrait être qu’à leur désavantage. Ils craignent notamment l’extension de l’influence turque et iranienne et l’irruption de la Russie et de la Chine dans la région. Définir la paix en termes religieux et non politiques, c’est toujours gagner du temps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;                                                                                                                             par Thierry Meyssan   &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] « &lt;a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article160475.html"&gt;Discours de Barack Obama à l’université du Caire&lt;/a&gt; », Réseau Voltaire, 4 juin 2009.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] « A New Beginning - Watch the President’s Speech », par David Axelrod, 4 juin 2009.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh3" rev="footnote"&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;a class="spip_out" href="http://www.whitehouse.gov/blog/NewBeginning/"&gt;Vidéo&lt;/a&gt; disponible sur le site de la Maison-Blanche.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh4" rev="footnote"&gt;4&lt;/a&gt;] Philippe l’Arabe était Syrien. Il fut empereur de Rome de 244 à 249.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh5" rev="footnote"&gt;5&lt;/a&gt;] Le secrétaire d’État Colin Powell s’était engagé à présenter un rapport sur les attentats du 11 septembre 2001 à l’Assemblée générale des Nations-unies établissant qu’ils avaient été victimes d’une agression extérieure. Ce document n’a jamais été produit. Les seules informations connues ont été délivrées par les autorités US lesquelles ont pourtant accusé l’Afghanistan, puis l’Irak et invoqué la légitime défense pour les attaquer. Voir &lt;a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php?products_id=58"&gt;L’Effroyable imposture&lt;/a&gt; par Thierry Meyssan, 2002, réédition Demi-lune 2007.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh6" rev="footnote"&gt;6&lt;/a&gt;] « &lt;a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article153903.html"&gt;La "solution à deux États" sera bien celle de l’apartheid&lt;/a&gt; », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 janvier 2008. Le lecteur trouvera en bas de page la copie du document préparatoire de la conférence d’Annapolis surchargé à la main par Barack Obama. Il y définit « Israël comme patrie du peuple juif et la Palestine comme patrie du peuple palestinien ».&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh7" rev="footnote"&gt;7&lt;/a&gt;] The Mighty and the Almighty : Reflections on Faith, God and World Affairs, par Madeleine Albright, Pan Books, 2007, 324 pp. On appréciera le jeu de mots anglais : "Le puissant et le tout-puissant" désignent le président US et Dieu. Version française : Dieu, l’Amérique et le monde, Salvator, 2008, 369 pp.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh8" rev="footnote"&gt;8&lt;/a&gt;] « &lt;a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article11977.html"&gt;Nicolas Sarkozy agite le voile islamique&lt;/a&gt; », Réseau Voltaire, 19 janvier 2004.&lt;br /&gt;[&lt;a id="nb9" class="spip_note" title="Notes 9" href="http://www.voltairenet.org/article160476.html#nh9" rev="footnote"&gt;9&lt;/a&gt;] « &lt;a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article153395.html"&gt;Washington décrète un an de trêve globale&lt;/a&gt; », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;a title="PDF - 284.9 ko" href="http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/9860_8763_1047.pdf" type="application/pdf"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-5889946170879054931?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/5889946170879054931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/obama-et-les-arrieres-pensees-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/5889946170879054931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/5889946170879054931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/obama-et-les-arrieres-pensees-de-la.html' title='Obama et les arrières-pensées de la main tendue aux musulmans'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si7ErwDtORI/AAAAAAAAACY/3krf3S3_s6k/s72-c/1-217.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6719414831256313170</id><published>2009-06-08T10:14:00.000-07:00</published><updated>2009-06-08T12:11:48.834-07:00</updated><title type='text'>Les élections européennes ou le déficit démocratique.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si1iWC9YuTI/AAAAAAAAACQ/W6ZoeLUAASo/s1600-h/300px-Flag_of_Europe.svg.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si1iWC9YuTI/AAAAAAAAACQ/W6ZoeLUAASo/s400/300px-Flag_of_Europe.svg.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345036463649634610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"Les idéologies socialistes ou socialisantes lunatiques ont perdu les élections pour le renouvèlement du parlement européen" lança Ammar en sirotant son café express amer. Nous étions, depuis le matin, de bonne heure, assis au café du lac; une sorte de grande cafétéria à ciel ouvert. Ammar aime ce lieu car il lui rappelle son lycée et l'école buissonnière lorsqu'il séchait les cours de mons&lt;/span&gt;&lt;strong style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;ieur Maamouri le prof d'éducation religieuse-une sorte de catéchisme- trop ringard à son goût.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"Les partis conservateurs ont gagné les élections" poursuivait-il; nous entendions les rugissement lointains d'un lion affamé. Nous étions pas très loin du zoo du Belvédère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"Ce sont des résultats de crise". les électeurs européens, voyant leurs économies en pleine récession et leurs budgets en continuel rétrécissement, se sont divisés entre deux camps distincts: les uns ont préféré donner leurs voix à des partis dits conservateurs ou de droite,beaucoup plus pragmatiques. Les autres se sont abstenus. C'est pour cela que le taux d'abstention avoisinait les 42%.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"Une longue et sombre nuit d'humiliation pour les socialistes européens" titrait la plupart des journaux en Europe. et que "le taux de participation aux élections européenne du 7 juin était si alarmant et si scandaleusement faible que l'on peut presque parler d'un effondrement démocratique".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ammar laissa échappé un si long soupir que ceux qui étaient assis derrière nous pourtant en pleine discussion houleuse se tournèrent vers nous tous d'un trait brusquement. Qu'il viennent voir chez nous ce n'est pas un effondrement démocratique c'est une nakba démocratique et tout en jetant un regard défi autour de lui, il hurla de toute ses forces "bien sûr, eux ils s'en fichent"...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6719414831256313170?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6719414831256313170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/les-elections-europeennes-ou-le-deficit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6719414831256313170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6719414831256313170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/les-elections-europeennes-ou-le-deficit.html' title='Les élections européennes ou le déficit démocratique.'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Si1iWC9YuTI/AAAAAAAAACQ/W6ZoeLUAASo/s72-c/300px-Flag_of_Europe.svg.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1618329120327443627</id><published>2009-06-06T03:09:00.000-07:00</published><updated>2009-06-06T11:11:40.639-07:00</updated><title type='text'>Il était une fois le 11 septembre 2001</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiqnUANoHMI/AAAAAAAAABo/HKnb7FKCbvU/s1600-h/ny-27.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 268px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiqnUANoHMI/AAAAAAAAABo/HKnb7FKCbvU/s400/ny-27.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344267869924891842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour Ammar m'as raconté l'histoire suivante:&lt;br /&gt;En septembre 2001, j'étais au Canada. La fièvre du rêve canadien m'avait conduit là bas. J'étais inscrit à l'université de Montréal (UDEM) pour l'obtention d'un diplôme de 3ème cycle en littérature française..."waouw, Ammar t'es une grosse tête!!!" m'écriai-je impulsivement...&lt;br /&gt;le  mardi 11 septembre 2001, je me suis réveillé de bonne heure car j'avais rendez-vous avec mon prof encadreur pour discuter certains points de ma recherche et pour fixer  la date de ma soutenance. J'ai enfilé hâtivement un jean délavé et une chemise à manches courtes. Il faisait encore chaud. c'était l'été indien. Les feuilles des arbres à Montréal commençaient à virer vers le rouge pourpre. En sortant de l'immeuble, je vis furtivement Mike le concierge jamaïcain et contrairement à son habitude il feignit de ne pas me voir. cela ne m'étonna pas outre mesure, sachant qu'il était  souvent d'humeur changeante. "Ils sont tarés" répétait-il nerveusement.&lt;br /&gt;Dans le bus, personne ne regardait personne. J'y était habitué mais une vieille femme me lorgnait d'un regard de haine que je ne comprendrais que plus tard.&lt;br /&gt;A l'Udem, on sentait un mouvement inhabituel, les écrans télés qui affichaient d'habitude les horaires des cours, passait en boucle les images de grattes-ciels qui s'écroulaient. "c'était le dernier Spielberg" me disais-je bêtement. je voyais des cohues d'étudiants attrouppés autour des écrans.&lt;br /&gt;Je me suis curieusement arrêté pour voir un boeing  qui venait à toute vitesse se fracasser contre une des tours jumelles du World Trade Center à New York..."SPECTACULAIRE!!!" laissais-je échapper délibérément...je n'oublierai jamais ce regard mêlé de haine et de mépris que me lança l'un des étudiants présents tout  en s'éloignant de moi comme si j'étais atteint de la fièvre porcine (puisque c'est la dernière épidémie en date et c'est la mode de la citer).&lt;br /&gt;-"Qu'est-ce- qui se passe" leur demandais-je les yeux rivés sur l'écran. Aucun ne daigna me répondre...Comme possédés par une démence collective soudaine, ils s'en foutaient de moi et de ma question idiote...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiqpxXMls0I/AAAAAAAAABw/JmuRbBAGnjE/s1600-h/logo.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 221px; height: 107px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiqpxXMls0I/AAAAAAAAABw/JmuRbBAGnjE/s400/logo.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344270573334016834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1618329120327443627?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1618329120327443627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/il-etait-une-fois-le-11-septembre-2001.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1618329120327443627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1618329120327443627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/il-etait-une-fois-le-11-septembre-2001.html' title='Il était une fois le 11 septembre 2001'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiqnUANoHMI/AAAAAAAAABo/HKnb7FKCbvU/s72-c/ny-27.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-7507861051454057957</id><published>2009-06-04T12:26:00.000-07:00</published><updated>2009-06-06T11:08:42.062-07:00</updated><title type='text'>Obamania ou obamaphobie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sig1oq44m8I/AAAAAAAAABQ/C4HxhC4r8hk/s1600-h/jpg_obama-6-9969d.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 316px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sig1oq44m8I/AAAAAAAAABQ/C4HxhC4r8hk/s400/jpg_obama-6-9969d.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343579930699013058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Obama est depuis quelques jours l'invité des Arabes. Il est aujourd'hui au Caire où il a prononcé un discours que plusieurs qualifient d'historique car survenu après les années vaches maigres de l'ère Bush. Après son fameux "yes we can", il s'est enfin tourné vers les Arabes.&lt;br /&gt;"Maman, c'est qui Obama?" demanda un enfant tellement enfoui parmi les voyageurs qu'on ne voyait même pas. "C'est le grand manitou" s'écria malicieusement la vielle femme d'en face. Au fait, moi et Ammar étions encore dans le car safran et nous nous apprêtions à descendre à la prochaine station.&lt;br /&gt;Je trouve ce président américain très intelligent. Il a su surpasser les préjugés de la société américaine puritaine et anglo-saxonne (WASP) faisant oublier la couleur  métissée de sa peau. De plus, il  s'est habilement introduit dans les milieux politiques américains bien que hermétiquement fermés  et strictement interdits à des gens comme lui. Dans son discours qu'il n'a pas omis d'épicer  de versets coraniques, de hadiths et de quelques proverbes arabes, il n' a fait que répéter la même idée. Nous les Américains, on vous aime bien vous les Arabes et nos deux histoires se rejoignent- je me demande d'ailleurs comment?- on doit œuvrer ensemble pour voir le bout du tunnel!!! La paix, rien que la paix...Comme c'est chou vraiment...Des "bobards"; ce ne sont que des bobards" reprit la vieille femme d'en face. Lui, il c'est une sosie de Bush mais en plus grand et surtout en plus foncé. Ce n'est que le remake de la politique de son prédécesseur-elle cracha nerveusement par la fenêtre-  mais en plus soft.&lt;br /&gt;Ce qui a été pris par la force ne revient que par la force décida Ammar avec un air solennel. "Vive Hamas" lança avec zèle un adolescent qui montait dans le car lorsque nous on descendait, il se précipita pour aller se coller à une jeune fille au jeans serré et à la chemise entrouverte laissant voir une poitrine assez généreuse.&lt;br /&gt;Le bus démarra assez vite; le chauffeur feignit  ne pas voir un homme qui lui faisait  signe de s'arrêter...Il s'en fout. Nous, on entendait encore le bourdonnement des usagers du car safran qui s'éloignait...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-7507861051454057957?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/7507861051454057957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/obamania-ou-obamaphobie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7507861051454057957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/7507861051454057957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/obamania-ou-obamaphobie.html' title='Obamania ou obamaphobie'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/Sig1oq44m8I/AAAAAAAAABQ/C4HxhC4r8hk/s72-c/jpg_obama-6-9969d.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-1601214433026882984</id><published>2009-06-03T10:48:00.000-07:00</published><updated>2009-06-03T12:41:27.928-07:00</updated><title type='text'>Ammar lève le voile!!!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SibPg7YeGnI/AAAAAAAAABI/D7Yf4ARPxqc/s1600-h/,m.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 226px; height: 151px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SibPg7YeGnI/AAAAAAAAABI/D7Yf4ARPxqc/s400/,m.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343186172524763762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le car safran, le brouhaha assourdissant, l'odeur des aisselles, la canicule me donnait des nausées...Je m'efforçais de ne pas vomir. Accoudés à la fenêtre, moi et Ammar nous parlions de ce qui se passait devant nous; surtout de cette souffrance humaine qui se déroulait devant nos yeux. Des  gens se bousculaient, se disputaient pour avoir chacun le droit de se tenir debout dans cet espace restreint et nauséabond. Juste à côté, une femme voilée se tenait à l'écart et comme pour ne pas attirer l'attention, ses yeux las étaient enfouis dans un petit livre de coran.&lt;br /&gt;"Le voile" ,"ce torchon"," cette choulika"   -répétait Ammar dans une mélancolie transcendante- comme disait Bourguiba dans l'un de ses discours.&lt;br /&gt;Je n'ai jamais  compris les raisons de la haine du combattant suprême  pour le hijab. Il s'est appliqué, toute sa vie, à transformer la femme tunisienne, à en faire une mutante, une copie conforme  de sa semblable européenne. Les filles, ne savent même pas s'habiller. Des fois, accoutrées comme des "tagazas" avec des torchons acquis au prix forts dans une boutique de "robba vecchia", d'autres fois dénudées comme des call girls, elles sont sans identité... Je me rappelle poursuivait Ammar des photos de ma mère avec sa mini-jupe ringarde...Faut-il  qu'elles se voilent, après tout c'est une liberté personnelle. je mets du rouge avec du bleu;  je porte une choulika sur ma tête; c'est un choix personnel, insistait Ammar. Le voile n'est pas le corollaire de la piété d'autant plus que la mini-jupe ou le jeans serré ne sont nullement ceux d'une certaine déviance morale. L'important c'est le bon goût. Et le reste, on s'en fout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-1601214433026882984?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/1601214433026882984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/ammar-leve-le-voile.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1601214433026882984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/1601214433026882984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/ammar-leve-le-voile.html' title='Ammar lève le voile!!!'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SibPg7YeGnI/AAAAAAAAABI/D7Yf4ARPxqc/s72-c/,m.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-2133222230312536483</id><published>2009-06-02T11:40:00.000-07:00</published><updated>2009-06-02T13:08:29.168-07:00</updated><title type='text'>Bloguer au pays du no man's blog-suite</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiWFYYylBAI/AAAAAAAAABA/pnNKN4eZBqc/s1600-h/781171927.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 202px; height: 328px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiWFYYylBAI/AAAAAAAAABA/pnNKN4eZBqc/s400/781171927.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342823186962908162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Soudain, Ammar me prit violemment par le bras et m'entraîna hors du café Univers.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-"Tu n'as rien vu!" me dit-il en esquissant un élan de course.&lt;br /&gt;-"Absolument rien" répondis-je essoufflé.&lt;br /&gt;-"Comment t'es aveugle; tu n'as pas vu les serpents derrière toi?"&lt;br /&gt;-"Des serpents" quoi étions-nous en pleine forêt amazone?&lt;br /&gt;C'est pour cela que j'ai décidé de bloguer...Il faut s'exprimer, c'est devenu un devoir...bloguer pour survivre à la médiocrité. Telle devrait être la devise de chaque blogueur au pays de la joie et de la liesse éternelles.&lt;br /&gt;Mais exprimer quoi? A ce moment, nous étions sous un abribus, un petit groupe de gens qui ne cessait de grandir, tout en sueur, sous un soleil de plomb (la gueyla quoi!!!), attendait désespérément le car safran et personne ne voulait se taire; ils avaient tous un journal sous le bras que personne ne lisait préférant s'asseoir dessus ou y mettre  une grosse pastèque achetée au coin de la rue.&lt;br /&gt;Le vendeur ambulant de pastèques au gros ventre, nous sonnait encore les oreilles.&lt;br /&gt;"Je blogue; je suis" s'écria Ammar si fort qu'il  attira l'attention des passagers. Une petite fille reprit le mot blog qu'elle commença à  chantonner.&lt;br /&gt;"Bloguer au pays du no man's blog!!!", "no man's blog", c'est quoi ces expressions savantes? Ça sonne sentencieux, militaire.&lt;br /&gt;Brusquement, comme atteints d'une folie, les gens commencèrent à se pousser, à courir de part et d'autres, le bus safran approchait. Il était déjà bondé. les passagers à l'intérieur étaient collés les uns contre les autres et ceux de l'extérieur poussaient pour monter, des jeunes étaient penchés hors des fenêtres brandissant des drapeaux et hurlait comme des bêtes féroces. C'était vraiment une scène tragique. Nous étions moi et Ammar perplexes. Voilà! On doit bloguer pour ces misérables disait Ammar comme s'il se parlait à lui même...Eux ils s'en foutent éperdument...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-2133222230312536483?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/2133222230312536483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/bloguer-au-pays-du-no-mans-blog-suite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/2133222230312536483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/2133222230312536483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/bloguer-au-pays-du-no-mans-blog-suite.html' title='Bloguer au pays du no man&apos;s blog-suite'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiWFYYylBAI/AAAAAAAAABA/pnNKN4eZBqc/s72-c/781171927.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-6945742319469852652</id><published>2009-06-01T10:56:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T12:23:36.122-07:00</updated><title type='text'>Bloguer au pays du no man's blog</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiQqATMYXZI/AAAAAAAAAA4/8VQ86mJ2r0Y/s1600-h/a7r89i8w.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 350px; height: 234px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiQqATMYXZI/AAAAAAAAAA4/8VQ86mJ2r0Y/s400/a7r89i8w.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342441242608819602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, un beau matin, mon très cher téléphone sonna inopinément. Ça ne pourrait être que Ammar. Lève-tôt comme je le connais, Ammar, il s'en fout éperdument des autres et de ce qu'ils peuvent penser de lui. Ils ne dors jamais et ne laissent personne dormir. "C'est le jour J" me-dit-il; il est grand temps que je t'explique la génèse de mon blog. La génèse!!! C'est quoi ce mot savant?&lt;br /&gt;Au café Univers, je rencontre Ammar pour parler de la ZENEZZ?!!!&lt;br /&gt;"L'Univers" a depuis toujours été le lieu de recontre de vrais et ou de pseudos intellos, des petits écrivaillons qui griffonnent à longueur de journée sur des cahiers de fortune ou discutent avec ardeur le papier qu'ils viennnent de pondre...Parfois, tu peux les trouver en pleine analyse footbalistique du derby de la veille puisque c'est la mode ces jours-ci.&lt;br /&gt;La ZEN.......La génèse me corrigea Ammar avec un signe de  la main.&lt;br /&gt;Ecoute, me dit-il en prenant son "cappucin" et en tirant nerveusement sur sa "cristale", c'est le début, l'entame...&lt;br /&gt;Tu sembles être étonné que quelqu'un comme moi ait décidé d'entreprendre une initiative aussi fastidieuse et périlleuse...Bloguer, ici, en Tunisie, le pays de la liesse éternelle, au pays du no man's blog....&lt;br /&gt;Je ne peux plus fermer ma gueule ajouta-t-il en haussant la voix violemment et en me pointant son doigt "non, je n'ai pas peur" pourquoi aurais-je peur? Je m'en fout!!!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-6945742319469852652?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/6945742319469852652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/bloguer-au-pays-du-no-mans-blog.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6945742319469852652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/6945742319469852652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/bloguer-au-pays-du-no-mans-blog.html' title='Bloguer au pays du no man&apos;s blog'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiQqATMYXZI/AAAAAAAAAA4/8VQ86mJ2r0Y/s72-c/a7r89i8w.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6462847532611595422.post-4227459818003543732</id><published>2009-06-01T03:56:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T12:56:13.439-07:00</updated><title type='text'>l'honorable Ammar jmefoutiste sort de son silence, enfin...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiPKulZPgSI/AAAAAAAAAAM/9KnZ1OkS5C0/s1600-h/Untitled_23_by_Avocato.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 113px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiPKulZPgSI/AAAAAAAAAAM/9KnZ1OkS5C0/s400/Untitled_23_by_Avocato.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342336484652319010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;c'est aujourd'hui, jour de grâce, du lundi 1er juin 2009  que le très honorable citoyen tunisien ammar jmenfoutiste daigne sortir enfin de son silence de brutes. Un silence qui a trop duré. pourquoi était-il coi? On ne le sait pas. Il ne s'est jamais prononcé...Peut-être à cause de la peur, de l'indifférence. Mais, au fait, il s'en fout, j'oublie...N'est-il pas Ammar le JMENFOUTISTE...Celui qui est complètement indifférent...Les autres, le monde...bof...Qu'ils aillent tous au diable tant que lui il va bien et que son petit monde va bien.&lt;br /&gt;Ce blog de l'honorable Ammar le jmenfoutiste est l'itinéraire logique et naturel de tout citoyen tunisien normalement constitué, m-a-il expliqué, un jour, au cours de l'une de nos plusieurs escapades entre garçons, face à une réalité tunisienne qui constitue encore selon lui, une atteinte à l'entendement humain.&lt;br /&gt;"Nous devons tous être des Ammar" a-il ajouté. Il s'en fout c'est vrai. Mais pas autant que ça...Il m'a promis de plus amples explications sur le sujet la prochaine fois qu'on se verra...Mais, au fait, de quoi j'm mêle...Moi aussi, j'm'enfout iiiiiSTE!!!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6462847532611595422-4227459818003543732?l=ammarjmenfoutiste.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/feeds/4227459818003543732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/lhonorable-ammar-jmefoutiste-sort-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4227459818003543732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6462847532611595422/posts/default/4227459818003543732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ammarjmenfoutiste.blogspot.com/2009/06/lhonorable-ammar-jmefoutiste-sort-de.html' title='l&apos;honorable Ammar jmefoutiste sort de son silence, enfin...'/><author><name>Imed Zayani</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10318135735916005642</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/-qJiDvrIayBs/TV0HsFb7HaI/AAAAAAAAAHE/xQ8faKPmezY/s220/dsc00916.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wSldSYYJRUE/SiPKulZPgSI/AAAAAAAAAAM/9KnZ1OkS5C0/s72-c/Untitled_23_by_Avocato.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
